Guinée : après sa relaxe en appel, ibrahima kourouma quitte la maison centrale

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L ’ancien ministre guinéen Ibrahima Kourouma a recouvré la liberté mercredi 25 février 2026, à la suite de sa relaxe prononcée en appel par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Il a quitté en début de soirée la Maison centrale de Conakry, où il était détenu depuis avril 2022.

La décision de la chambre des appels de la CRIEF, rendue une semaine plus tôt, a infirmé le jugement de première instance qui l’avait condamné en mai 2025 pour enrichissement illicite.

En conséquence, l’ancien ministre de l’Enseignement préuniversitaire et de l’Habitat a été totalement relaxé des faits retenus contre lui à ce stade de la procédure.

Poursuivi pour des détournements présumés de deniers publics, portant notamment sur la gestion des examens nationaux et des programmes d’infrastructures scolaires entre 2011 et 2014, Ibrahima Kourouma était soupçonné d’irrégularités financières évaluées à plusieurs centaines de milliards de francs guinéens ainsi qu’à plusieurs millions de dollars américains.

Ces accusations s’inscrivaient dans la vague de procédures engagées par la CRIEF contre d’anciens hauts responsables du régime de Alpha Condé.

Malgré la relaxe en appel, le parquet spécial près la CRIEF a formé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême, ouvrant une nouvelle phase judiciaire.

La haute juridiction devra se prononcer sur la conformité de l’arrêt d’appel au regard du droit, sans réexaminer les faits sur le fond.

Du côté de la défense, l’un des avocats de l’ancien ministre a salué une « application stricte des règles de procédure », estimant que les garanties légales de son client ont été respectées.

Il a également évoqué l’intervention du nouveau Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II Tounkara, saisi pour veiller à l’exécution de la décision de justice.

L’affaire Kourouma demeure ainsi pendante devant la Cour suprême. Si la relaxe a permis à l’ancien ministre de regagner son domicile après près de quatre années de détention, l’issue définitive du dossier dépendra désormais de l’arrêt que rendra la plus haute juridiction du pays dans ce contentieux emblématique de la lutte contre la corruption en Guinée.

Alpha Binta Diallo 

 

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