L a Guinée a réglé l’intégralité de ses arriérés de cotisations auprès de l’Union africaine (UA), pour un montant de six millions de dollars, confirmant ainsi son retour effectif au sein de l’organisation continentale.
L’annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, qui a salué un geste traduisant l’engagement de Conakry en faveur de l’autonomie financière africaine.
Une suspension levée en janvier 2026
La Guinée avait été suspendue des instances de l’UA à la suite du coup d’État de septembre 2021. En janvier 2026, le Conseil de paix et de sécurité de l’organisation a décidé de lever cette mesure lors de sa 1325e réunion, estimant que des avancées avaient été enregistrées dans le processus de transition politique.
Cette décision, entrée en vigueur immédiatement, a permis à Conakry de reprendre pleinement sa participation aux activités de l’organisation panafricaine. Elle intervient dans un contexte régional marqué par plusieurs transitions militaires en Afrique de l’Ouest.
Un paiement présenté comme un acte de responsabilité
Selon le chef de la diplomatie guinéenne, le règlement des six millions de dollars a été effectué en une seule tranche. Il y voit la preuve de la volonté des autorités de respecter les engagements financiers du pays.
« On ne peut pas parler de panafricanisme sans parler d’autonomie financière », a déclaré Dr Morissanda Kouyaté, soulignant la nécessité pour les États membres de renforcer les ressources propres de l’UA.
En 2026, une part importante du budget de l’organisation demeure financée par des partenaires extérieurs.
Vers une coopération renforcée
Le paiement des arriérés ouvre la voie à une participation effective de la Guinée aux initiatives sécuritaires, économiques et institutionnelles de l’organisation.
La présence du pays au 39e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA illustre ce retour sur la scène diplomatique continentale.
Pour plusieurs observateurs, cette régularisation financière constitue un signal positif, tant pour la crédibilité internationale de la Guinée que pour la dynamique de stabilité régionale.
Alpha Binta Diallo


