Procès du massacre du 28 sept: pr hassane sur le type d’armes utilisées 

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Appelé à la barre du Tribunal Criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry,  en qualité de témoin dans le cadre du procès du massacre du stade du 28 septembre 2009, le chef du service de médecine légale de l’hôpital Ignace Deen de Conakry, Pr Hassane Bah a révélé, lundi 22 janvier 2024, le type des armes utilisées pour commettre les crimes, a-t-on appris.

Selon lui, l’examen effectué sur les douilles a permis de définir le type d’armes utilisées dans le massacre des manifestants au stade du 28 septembre 2009.

“Je peux dire le type des armes à feu parce que j’ai pu examiner les douilles. Ce sont des douilles qui ont une tête pointue. Et j’ai regardé dans la littérature, ce sont des douilles de calibre 7 millimètres tirées par des armes qu’on appelle Kalachnikov. Ce sont des armes de guerre, c’est évident. Même les orifices d’entrée qu’on a pu observer montrent un peu la caractéristique de ces armes. Cela entraîne une combustion de poudre qui est à l’intérieur et projetée en dehors du canon qui fait une vitesse de plus de 1 000 mètres par seconde”, a expliqué le professeur Hassane BAH.

Dans sa narration des faits, le médecin légiste dit avoir attiré à l’époque ses collègues de la commission d’enquête sur la nécessité de faire de prélèvement, de rechercher l’ADN.

“Le ministre M. Siba a été très réceptif. On a fait le prélèvement. Il n’y a pas eu de réquisition. Je m’attendais plus à une réquisition du procureur’’, indique-t-il, laissant entendre qu’il a eu leur de faire l’autopsie sur les corps sans l’autorisation du Procureur.

“On pouvait porter plainte contre moi pour profanation des corps. Parce que j’aurais fait l’autopsie alors que je n’ai pas l’autorisation. Voilà pourquoi je ne l’ai pas fait. Je me suis arrêté à l’examen extérieur des corps. Aussi, il n’y a pas eu de réquisition pour l’exhumation des corps. Cela a été décidé au sein de la commission d’enquête et entériné par le gouvernement. Le ministre de la justice et certains membres du gouvernement, ce sont eux qui ont pris les frais pour envoyer les corps et le prélèvement après’’, a-t-il souligné.

A suivre!

La rédaction 

 

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