Tunisie : 164 migrants guinéens rapatriés par l’oim vers conakry

Publicité

L ’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a organisé, la semaine dernière, une nouvelle opération de retour volontaire depuis la Tunisie vers l’Afrique de l’Ouest, permettant à 309 ressortissants guinéens et ivoiriens de regagner leurs pays d’origine.M

L’opération s’est déroulée en deux vols charters distincts, dans le cadre du programme d’Aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR).

Selon l’agence onusienne, un premier vol transportant 164 migrants guinéens a atterri à Conakry le mardi 24 février. Le lendemain, 145 ressortissants ivoiriens ont été acheminés vers Abidjan.

Ces retours interviennent dans un contexte de pressions migratoires accrues en Tunisie, devenue ces dernières années un point de transit majeur pour les candidats à la traversée de la Méditerranée centrale vers l’Europe.

L’OIM indique que chaque bénéficiaire du programme AVRR reçoit un accompagnement individualisé comprenant un bilan de santé, un soutien psychosocial et une assistance administrative.

A l’arrivée, des dispositifs de réintégration sont proposés afin de favoriser l’autonomie économique des rapatriés, notamment à travers des appuis financiers ou en nature pour la création d’activités génératrices de revenus, ainsi qu’un suivi technique sur plusieurs mois.

Depuis le 1er janvier 2026, 1 182 migrants ont ainsi été rapatriés depuis la Tunisie dans le cadre de ce mécanisme, selon les chiffres communiqués par l’organisation.

Le programme est financé par l’Union européenne et plusieurs partenaires bilatéraux, dont la France, l’Italie et le Royaume-Uni.

L’AVRR constitue l’un des principaux outils de gestion des migrations mis en œuvre par l’OIM dans les pays de transit. Il repose sur le principe du volontariat et vise à offrir une alternative aux parcours migratoires irréguliers et aux situations de vulnérabilité.

En Tunisie, où les autorités ont multiplié les opérations de démantèlement de campements informels ces derniers mois, les demandes d’assistance au retour ont connu une hausse notable, notamment parmi les ressortissants d’Afrique subsaharienne confrontés à des conditions de vie précaires.

Les autorités guinéennes et ivoiriennes, de leur côté, réaffirment régulièrement leur engagement à faciliter la réintégration des migrants de retour, tout en appelant à une meilleure information sur les risques liés aux routes migratoires irrégulières.

Fatoumata Camara 

 

Publicité