L e président de la République, Mamadi Doumbouya, a signé dans la soirée de ce lundi 9 février 2026 un décret fixant les attributions de l’ensemble des ministères et secrétariats généraux composant le premier gouvernement de la Cinquième République.
Pris en application de l’article 65 de la Constitution, le décret vise à encadrer la définition des fonctions des départements ministériels et des organes du gouvernement. Il s’inscrit dans la mise en place du nouveau cadre institutionnel instauré par les autorités guinéennes à l’issue de la transition.
Selon une note gouvernementale, l’objectif est de doter chaque ministère d’un cadre juridique clair définissant ses missions, ses responsabilités et ses champs d’intervention, afin de renforcer l’efficacité de l’action publique.
Des missions clairement définies
Le décret précise que chaque ministère est chargé de concevoir, d’élaborer et de mettre en œuvre les politiques publiques relevant de son domaine de compétence. Il leur revient également d’assurer le suivi et l’évaluation de ces politiques, en cohérence avec le programme du gouvernement et les engagements internationaux de la Guinée.
Les départements ministériels sont par ailleurs appelés à contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux de développement, dans une logique de coordination et de cohérence de l’action gouvernementale.
Les secrétariats généraux, de leur côté, ont pour mission de veiller au respect du cadre juridique et administratif nécessaire au bon fonctionnement de l’appareil gouvernemental. Ils jouent également un rôle de coordination entre les différentes administrations et politiques sectorielles.
Ce décret s’applique au gouvernement Bah Oury, premier exécutif de la Cinquième République, composé de 27 ministères ainsi que de plusieurs secrétariats généraux, notamment celui du gouvernement et celui des Affaires religieuses.
La clarification des attributions intervient après les nominations des membres du gouvernement.
Les autorités estiment que cette délimitation des rôles contribuera à limiter les chevauchements de compétences, à renforcer la coordination interministérielle et à améliorer la transparence de l’action publique.
Le texte ne modifie pas la composition du gouvernement, mais encadre juridiquement le fonctionnement de chaque département.
Bangaly Condé


