Libération des emprises publiques à matam : badara koné en première ligne

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L es opérations de déguerpissement se sont poursuivies ce lundi 9 février 2026 à Conakry, avec un accent particulier sur la commune de Matam, a-t-on constaté.

Les interventions ont concerné le quartier Madina Niger, le long de la route du Niger, de Moussoudougou jusqu’à Dabondi.

Une équipe mixte, composée d’agents de la police et de la gendarmerie, de cadres du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, ainsi que des autorités municipales, a été mobilisée pour superviser la libération des emprises publiques occupées par des installations jugées anarchiques.

Président de la délégation spéciale de Matam, Badara Koné a personnellement conduit l’opération. Il a rappelé le caractère national et continu de cette campagne, indépendante de l’investiture récente du président de la République, Mamadi Doumbouya.

« L’objectif est très clair : débarrasser Conakry des encombrants physiques pour fluidifier la circulation, améliorer la salubrité et réduire les accidents. Aucun endroit n’est intouchable, Madina subira aussi les conséquences », a-t-il déclaré sur place.

Lancée à la fin du mois de janvier, après l’investiture du Président Mamadi Doumbouya le 17 janvier dernier, la campagne de déguerpissement a déjà touché plusieurs zones du Grand Conakry, notamment Nongo, Cosa, la Tannerie, Sonfonia et Matoto.

Les autorités locales assurent que ces actions s’inscrivent dans une dynamique durable. Selon Badara Koné, les municipalités seront désormais chargées d’assurer la surveillance des espaces libérés afin d’éviter toute réoccupation anarchique.

De son côté, le président Mamadi Doumbouya a justifié ces mesures par des impératifs de sécurité, de santé publique et de développement urbain. Il a également évoqué la mise à disposition d’espaces alternatifs organisés pour les commerçants affectés par les déguerpissements.

Cette campagne s’intègre dans un programme plus large d’assainissement urbain, appuyé par l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP), ainsi que par des projets d’infrastructures de drainage pluvial prévus jusqu’en septembre 2026.

Si les autorités saluent une amélioration attendue de la propreté et de la sécurité urbaine, certains commerçants dénoncent un manque d’accompagnement en amont et des pertes matérielles importantes.

La police nationale, pour sa part, prévient que des sanctions seront appliquées contre les récidivistes.

Engagée dans 13 communes, la campagne vise, selon les forces de sécurité, à instaurer une propreté durable dans la capitale guinéenne.

Alpha Binta Diallo 

 

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