Guinée : 40 partis politiques dissous par arrêté ministériel ( liste intégrale)

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A deux mois des élections législatives et locales, les autorités guinéennes ont annoncé la dissolution de plusieurs formations politiques à travers un arrêté du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, rendu public dans la nuit du vendredi 6 mars 2026.

Au total, 40 formations politiques ont été dissous pour manquement à leurs obligations légales.

Selon le texte, cette mesure intervient à la suite du processus d’évaluation et de contrôle des partis politiques engagé par le département en charge de l’administration du territoire.

Les formations concernées sont accusées de ne pas avoir respecté certaines dispositions réglementaires relatives notamment à leur fonctionnement administratif, à la tenue de leurs instances ou encore à leurs obligations de conformité vis-à-vis de l’État.

Parmi les partis dissous figurent plusieurs formations majeures de la scène politique guinéenne. C’est le cas de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, principal parti d’opposition depuis plus d’une décennie, mais aussi de l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, considérée comme l’une des principales forces politiques du pays ces dernières années.

L’arrêté concerne également d’anciens partis ayant exercé le pouvoir en Guinée. Il s’agit notamment du Rassemblement du peuple de Guinée (Arc-en-ciel (RPG-AEC) de l’ancien président Alpha Condé, du Parti de l’unité et du progrès (PUP) fondé par le général Lansana Conté, ainsi que du Parti démocratique de Guinée (Rassemblement démocratique africain (PDG-RDA), ancienne formation unique sous le régime de Sékou Touré.

La liste publiée par le ministère inclut au total quarante formations politiques, parmi lesquelles. Il s’agit de:

1- Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG)

2- Parti du Renouveau et du Progrès (PRP)

3-Rassemblement du Peuple de Guinée Arc en ciel (RPG-AEC)

4- Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG)

5-Parti du peuple de Guinée (PPG)

6- Union pour le Changement de Guinée (UCG)

7- Mouvement pour la Solidarité et le Développement Durable (MSDD)

8- Parti Libéral Démocrate (PLD)

9- Parti Guinéen pour la Solidarité et le Développement (PGSD)

10- Synergie des Guinéens pour le Progrès (SGP)

11- Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée (RDIG)

12- Rassemblement guinéen pour l’Unité et le progrès (RGUD)

13- Parti pour la Démocratie et le progrès (PDP)

14- Parti Serviteur du Peuple (PSP)

15- Parti Nouvelle Vision (PNV)

16- Parti Guinéen du Peuple (PGP)

17- Rassemblement pour la Paix et le Développement (RPD)

18- Parti du Rassemblement National pour le Développement (PRND)

19- Parti HAFIA

20- Front National pour le Développement (FND)

21- Parti du Travail et de la Solidarité (PTS)

22- Parti des Écologistes guinéens (PEG)

23- Parti Socialiste (PS)

24- Génération Citoyenne (Ge-Ci)

25- Les Sociaux Démocraties de Guinée (SDG)

26- Union Nationale pour l’Égalité et le Développement (UNED)

27- Union pour une Guinée Nouvelle (UGN)

28- Génération pour la Réconciliation, l’Union et la prospérité (GRUP)

29- Alliance des Démocrates Indépendants Écologistes de Guinée (ADIEG)

30- Alliance Nationale pour le Progrès (ANP)

31- Guinée pour la Démocratie et l’Équité (GDE)

32- Guinée Unie pour le Développement (GUD)

33- Parti de la révolution africaine populaire de Guinée (PRPAG)

34- Parti de l’Unité et du Progrès (PUP)

35- Union des Forces Démocratiques (UFD)

36- Union des Forces Républicaines (UFR)

37- Parti Démocratique de Guinée, Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA)

38- Union pour le Progrès de la Guinée (UPG)

39- Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD)

40- Alliance pour le Renouveau National (ARENA).

Cette décision, jugée particulièrement audacieuse dans le contexte politique actuel, intervient alors que la Guinée se prépare à organiser les élections législatives et locales prévues le 24 mai prochain.

La dissolution simultanée de ces formations politiques historiques pourrait ainsi redessiner profondément le paysage politique guinéen, à quelques semaines seulement du début du processus électoral.

Pour l’heure, les autorités n’ont pas encore détaillé les éventuelles voies de recours ou les possibilités de régularisation pour les formations concernées.

Alpha Binta Diallo 

 

 

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