Crief : l’ancien premier ministre ibrahima kassory fofana obtient une liberté pour raisons de santé

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L a Chambre des Appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné, jeudi 5 mars 2026, la mise en liberté de l’ancien Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, détenu depuis près de quatre ans dans le cadre de poursuites pour infractions économiques.

La décision est intervenue à l’ouverture de l’audience présidée par le magistrat Daye Mara.

Le président de la Cour a d’abord donné lecture d’un courrier transmis par la Direction nationale de l’administration pénitentiaire faisant état d’un état de santé jugé préoccupant chez l’ancien chef du gouvernement.

S’appuyant sur cette correspondance, le procureur spécial près la CRIEF, Aly Touré, a demandé au juge d’accéder à la requête de mise en liberté introduite par les avocats de l’ancien Premier ministre.

Le magistrat a toutefois sollicité que cette décision soit assortie de plusieurs mesures restrictives.

Selon les indications données à l’audience, l’ancien chef du gouvernement devra notamment informer préalablement la justice de tous ses déplacements et s’abstenir de toute communication avec la presse pendant la durée de la procédure.

Ces conditions visent, selon le Parquet, à garantir le bon déroulement du procès.

La partie civile, représentée par l’avocat de l’État guinéen, Pépé Antoine Lamah, ne s’est pas opposée à la demande. L’avocat a souligné que les intérêts civils de l’État restent préservés, précisant que les comptes bancaires et certains biens immobiliers de l’ancien Premier ministre ont déjà été placés sous saisie dans le cadre de la procédure.

Après avoir entendu les différentes parties, la Cour a délibéré sur siège et rendu un arrêt avant-dire droit ordonnant la mise en liberté provisoire de Ibrahima Kassory Fofana, tout en renvoyant l’affaire au 26 mars prochain pour l’ouverture des débats au fond.

Ancien chef du gouvernement sous la présidence d’Alpha Condé, Kassory Fofana est poursuivi pour détournement présumé de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux dans plusieurs dossiers examinés par la juridiction spéciale chargée de la répression des infractions économiques et financières.

Les débats sur le fond du dossier devraient reprendre lors de la prochaine audience.

A suivre !

Alpha Binta Diallo 

 

 

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