Ua et cedeao : la guinée accède à la présidence de deux organes stratégiques

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L a Guinée poursuit son repositionnement sur la scène régionale et continentale. Quelques semaines après son retour au sein des instances de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le pays accède à la présidence de deux organes stratégiques liés au financement du développement et à la gestion des risques climatiques.

A l’issue de la 24ᵉ Assemblée générale ordinaire de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), Conakry a été portée à la tête du Conseil des gouverneurs de l’institution pour un mandat d’un an.

Cet organe joue un rôle central dans l’orientation des politiques de la banque, dont les interventions couvrent notamment les secteurs des infrastructures, de l’industrie et du commerce dans l’espace ouest-africain.

A travers cette responsabilité, la Guinée s’inscrit dans une dynamique de mobilisation accrue des financements en faveur des économies de la région, dans un contexte marqué par d’importants besoins en investissements structurels.

Parallèlement, le pays a été désigné pour assurer la présidence de la 16ᵉ Conférence des parties (CdP) de l’African Risk Capacity (ARC), une agence spécialisée de l’Union africaine dédiée à la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles et aux chocs climatiques. Cette nomination a été actée le 11 avril 2026 à Addis-Abeba.

L’ARC accompagne les États membres dans le renforcement de leurs dispositifs de prévention et de réponse face aux événements climatiques extrêmes, en misant notamment sur des mécanismes d’assurance et de planification anticipée.

Cette double prise de responsabilité intervient dans un contexte national marqué par la préparation des prochaines échéances électorales, censées consacrer le retour à l’ordre constitutionnel. Elle traduit également une implication accrue de la Guinée dans les mécanismes de gouvernance régionale, au-delà de sa récente réintégration institutionnelle.

Au cours des douze prochains mois, les autorités guinéennes seront appelées à piloter des dossiers liés à la mobilisation des ressources financières et au renforcement de la résilience climatique, deux enjeux majeurs pour les économies africaines.

La rédaction 

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