Simandou : la ctg et wabtec signent un contrat de plus de 700 millions de dollars

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L a Compagnie du TransGuinéen (CTG) et l’équipementier ferroviaire américain Wabtec Corporation ont signé, lundi 21 septembre 2026, un accord de services de long terme portant sur plus de 700 millions de dollars, destiné à assurer l’exploitation et la maintenance de la flotte de locomotives affectée au corridor ferroviaire du méga-projet minier Simandou, en Guinée.

Selon Wabtec, cet accord constitue le contrat de services le plus important jamais signé par le groupe sur le continent africain.

Combiné aux commandes de locomotives passées en 2024, il porte à plus de 1,2 milliard de dollars l’engagement cumulé de Wabtec dans le projet Simandou.

D’après le gouvernement guinéen, cet accord s’étend sur une durée supérieure à quatorze ans. Le contrat couvre un périmètre large : maintenance préventive et corrective, révision des pièces et composants, gestion des pièces de rechange, logistique, diagnostic à distance et formation des équipes locales. Il comporte également un volet consacré à la localisation et au développement des compétences en Guinée.

Les prestations viseront la flotte de locomotives ES43AC de Wabtec, équipées de moteurs Evolution Series d’une puissance de 4 500 chevaux, conçues pour fonctionner dans des environnements d’exploitation exigeants, notamment les conditions climatiques difficiles de l’est de la Guinée.

Un projet d’infrastructure jugé stratégique pour Wabtec comme pour Conakry

Pour Sameer Gaur, président des services fret mondiaux de Wabtec, l’entreprise se dit fière d’accompagner un projet qu’elle considère comme une opportunité de transformation pour la Guinée, l’accord visant à maximiser la disponibilité, l’efficacité et la fiabilité du parc de locomotives.

Du côté guinéen, le président du Conseil d’administration de la CTG, Mamoudou Nagnalen Barry, a indiqué que le chemin de fer du TransGuinéen figure parmi les projets d’infrastructure ferroviaire les plus importants d’Afrique et que sa bonne exploitation suppose des technologies de pointe, un accompagnement technique solide et un engagement clair en faveur de la localisation et du transfert de technologies.

Une infrastructure au cœur du projet Simandou

Le chemin de fer relie un gisement de minerai de fer situé à l’intérieur des terres à la côte guinéenne, ce qui fait de la fiabilité des locomotives un enjeu opérationnel central pour l’acheminement du minerai vers l’exportation. Long de plus de 650 kilomètres à double voie, l’ouvrage reliera les gisements de Simandou au port de Morébaya et doit, au-delà du transport minier, accueillir passagers et marchandises non minières.

La CTG, coentreprise créée en 2022 pour co-développer les infrastructures ferroviaires et portuaires du projet, est détenue par les consortiums miniers SimFer (Rio Tinto) et Winning Consortium Simandou, à hauteur de 42,5 % chacun, l’État guinéen conservant les 15 % restants.

Une délégation guinéenne de haut niveau à New York

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence d’une délégation guinéenne comprenant le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, ainsi que plusieurs autres membres du gouvernement en charge du Plan, de l’Enseignement supérieur, de la Fonction publique et de la Santé.

Le gouvernement américain y était représenté par William Kimmitt, sous-secrétaire au Commerce international, signe de l’intérêt diplomatique porté par Washington à ce contrat industriel majeur.

Pour le ministre des Mines, cet accord illustre la volonté de la Guinée de nouer des partenariats stratégiques avec des entreprises américaines afin d’accéder à des technologies de standard international, dans un projet dont les autorités guinéennes attendent des retombées économiques durables pour l’ensemble du pays.

Bangaly Condé

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