Onu : mamadi doumbouya présente le bilan de la guinée et défend son modèle de développement

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D evant la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies réunie à New York, le président guinéen Mamadi Doumbouya a livré, mercredi 23 septembre 2026, un discours-bilan revendiquant une transformation profonde de son pays depuis la prise de pouvoir des militaires en 2021.

Revenant sur son intervention d’il y a trois ans, où il avait critiqué les modèles de gouvernance importés sur le continent africain, le chef de l’État a affirmé maintenir cette position, tout en adoptant cette fois un ton moins offensif.

Mamadi Doumbouya a présenté la nouvelle Constitution guinéenne comme le socle de son action, la décrivant comme un texte « discutée, amendée et adoptée par voie référendaire ».

Selon lui, cette loi fondamentale introduit une meilleure représentation des régions et des communautés du pays, ainsi qu’une reconnaissance de la diversité linguistique, religieuse et culturelle comme « fondement de l’unité sacrée nationale ».

Un cycle électoral présenté comme un succès

Le Chef de l’État guinéen a mis en avant l’organisation, sur cette base constitutionnelle, de la totalité du cycle électoral guinéen (présidentielle, législatives et locales ) entièrement financé, selon lui, par le Trésor public national. Il a affirmé devant l’Assemblée qu’aucun de ces scrutins n’avait connu d’incident significatif, y voyant la preuve qu' »un pays africain peut organiser, seul, sur ses propres ressources, des élections crédibles, apaisées et acceptées de tous ».

Simandou et un bilan infrastructurel revendiqué

Le président a ensuite dressé un inventaire de réalisations obtenues, selon lui, en moins de trois ans : plus de mille kilomètres de routes bitumées, la construction d’écoles et d’hôpitaux, trois raffineries d’alumine en cours de construction et ce qu’il a qualifié de plus grande raffinerie d’or d’Afrique, déjà achevée.

Il a particulièrement insisté sur le mégaprojet minier Simandou, présenté comme le plus vaste projet d’infrastructures du continent, ainsi que sur le programme « Simandou 2040 », conçu comme une feuille de route de développement socio-économique pour les quinze prochaines années, couvrant les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’éducation, la santé et l’industrie. Il a également évoqué l’initiative « Simandou Academy », destinée à former la jeunesse guinéenne aux besoins du marché du travail.

Un appel à des modèles de développement « adaptés » plutôt qu’importés

S’adressant aux autres chefs d’État et de gouvernement, le président guinéen a plaidé pour des modèles de gouvernance « adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque nation », citant en exemple certains pays d’Asie et du Proche-Orient qui, selon lui, ont accompli « en une génération ce que d’autres ont mis un siècle à réaliser ».

Il a présenté cette position non comme un rejet de la coopération internationale, mais comme un appel à un « partenariat renouvelé », fondé sur ce qu’il a appelé la « co-construction gagnant-gagnant ».

Une Guinée qui se dit « partenaire fiable »

En conclusion, Mamadi Doumbouya a réaffirmé l’attachement de son pays au droit international et à la Charte des Nations Unies, tout en assurant que la Guinée entendait rester « un partenaire fiable, ouvert et engagé » envers la communauté internationale. Il a formé le vœu que l’expérience guinéenne puisse « inspirer une réflexion plus large sur les voies multiples et légitimes du développement » pour le continent africain.

Jean Bilivogui 

 

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