D epuis ce mardi 3 mars 2026, une ruée massive s’observe devant les stations-service de Conakry et ses environs, alimentée par les craintes liées à l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Inquiets d’une potentielle perturbation des approvisionnements pétroliers mondiaux, automobilistes et motocyclistes se pressent en longues files dans les quartiers populaires.
Ruée dans les quartiers populaires
Dans des zones comme Sonfonia, Hamdallaye, Kipé, Ratoma et la corniche sud, les pompes encore ouvertes sont prises d’assaut dès l’aube, avec des réservoirs de stockage et véhicules alignés sur des centaines de mètres.
Des conducteurs témoignent d’attentes interminables, perturbant transports et activités quotidiennes, tandis que certaines stations restent fermées faute de produits.
Cette panique rappelle les souvenirs de crises passées, comme l’explosion du dépôt de Kaloum, amplifiant les achats préventifs.
Stocks suffisants selon les autorités
Malgré l’affolement, les acteurs du secteur pétrolier guinéen affirment que la situation est sous contrôle, avec des réserves nationales largement suffisantes.
Une source proche de la SONAP précise que les commandes pour les prochains mois sont sécurisées et que les dysfonctionnements observés relèvent de problèmes logistiques locaux, non d’une pénurie globale.
Les camions-citernes continuent leurs livraisons normales vers les dépôts et stations, indique un de nos interlocuteurs.
Appel au calme pour éviter les tensions artificielles
Les responsables sectoriels appellent la population à ne pas céder à la panique, soulignant que ces ruées créent souvent des ruptures localisées inutiles alors que les stocks en dépôt sont abondants.
L’approvisionnement se poursuit sans interruption majeure, et aucune hausse de prix immédiate n’est attendue, assure un autre responsable joint par un de nos reporters.
Alpha Binta Diallo


