G uinée-Après l’investiture du président de la République, Mamadi Doumbouya, la perspective d’une démission du gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah semble être envisagée.
Plusieurs sources concordantes évoquent des dispositions administratives en cours, laissant entrevoir une possible reconfiguration de l’équipe gouvernementale.
Selon nos informations, une instruction aurait été transmise à l’ensemble des ministères en vue de faire le point sur les dossiers en cours, notamment ceux jugés prioritaires.
Cette démarche viserait à préparer une transition ordonnée dans les départements concernés par d’éventuels changements lors de la formation du prochain cabinet.
« Il a été demandé à tous les départements de faire le point sur les dossiers prioritaires. Cela vise à faciliter la reprise en main des affaires publiques partout où un remaniement aura lieu, y compris à la Primature », confie une source citée par plusieurs médias locaux.
Sur le plan juridique, la Constitution adoptée en septembre 2025 n’impose pas explicitement la démission du gouvernement à la suite de l’investiture du président de la République.
Toutefois, cette pratique demeure courante dans la tradition démocratique, notamment à l’issue de périodes de transition.
« Dans le contexte actuel où on sort d’une transition politique pour entrer pleinement dans la cinquième République avec l’installation d’un nouveau président de la République, la démission du gouvernement va de soi pour repartir sur de nouvelles bases », estime un observateur de la vie politique.
Lors de sa prestation de serment, le 17 janvier dernier, le président Mamadi Doumbouya avait annoncé une volonté de rupture dans la gouvernance de l’État.
« Le temps d’une action encore plus exigeante est venu. Nous bâtirons des institutions solides et crédibles au service exclusif de l’intérêt général en instaurant une nouvelle culture politique fondée sur la responsabilité, la compétence et l’exigence de redevabilité », avait-il déclaré.
Le chef de l’État avait également affirmé son engagement à conduire l’action publique selon des principes de rigueur et d’exemplarité.
« Je m’engage à gouverner avec intégrité, justice et responsabilité. L’État reste, et restera parce qu’il sera juste, l’autorité sera forte parce qu’elle sera exemplaire », ajoutait-t-il dans son discours.
Dans l’attente d’une annonce officielle, ces signaux alimentent les spéculations autour d’un possible remaniement gouvernemental dans les jours à venir.
Bangaly Condé


