L e procès complémentaire des événements du 28 septembre 2009, qui ont fait au moins 156 morts et des centaines de blessés lors d’une répression au stade de Conakry, a connu une nouvelle séance tendue ce lundi 19 janvier 2026 devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry.
Georges Olemou (gendarme), Thomas Touaro et Jean-Louis Kpoghomou (militaires) comparaissaient pour complicité de meurtre, viol, torture, omission de porter secours et autres chefs d’accusation liés à ces violences.
Débats procéduraux houleux
Dès l’ouverture de l’audience, la défense a déposé ses conclusions écrites sur une exception de nullité soulevée précédemment, contestant la validité de l’ordonnance de renvoi.
Le ministère public et la partie civile ont réclamé un renvoi d’une semaine pour examiner ces documents, accusation rejetée par les avocats des prévenus comme une tactique dilatoire.
Les échanges, animés par Me Pépé Antoine Lamah pour la défense, ont duré environ une heure.
Décision du tribunal
Le président a tranché en faveur d’un renvoi au 26 janvier 2026, accordant le délai requis pour que le parquet et les parties civiles préparent leurs réponses écrites.
Ce report s’inscrit dans une série de reports, l’audience précédente du 13 janvier ayant déjà été ajournée du 12 janvier.
Contexte du dossier
Ce procès complémentaire, ouvert le 18 décembre 2025, vise sept prévenus dont le colonel Bienvenu Lamah (présent initialement) et trois en fuite (Gono Sangaré, Jacques Maomy et Blaise Kpoghomou).
Les débats se tiennent les lundis et mardis pour avancer dans ce dossier sensible.
Fatoumata Camara


