Guinée : l’upemgui plaide pour une meilleure gestion des déchets plastiques à l’approche de son congrès électif

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A l’approche de son congrès électif prévu le 9 mai prochain, l’Union des Promoteurs d’Eau Minérale de Guinée (UPEMGUI) met en avant plusieurs pistes de réforme visant à structurer davantage le secteur et à renforcer la gestion des déchets plastiques.

En marge d’une conférence de presse tenue ce mardi 28 avril 2026, le responsable de communication de l’organisation, Ibrahima Sory Naby Camara, a insisté sur l’enjeu économique que représente aujourd’hui le recyclage du plastique, en le comparant à une ressource minière stratégique.

« Aujourd’hui, le sachet coûte plus cher que la bauxite. (…) Quand vous prenez la tonne de ça, ça vous fait 1 000 dollars. Pour celui de la bauxite fait 960 dollars. Donc, la tonne de sachet plastique est plus chère que la tonne de bauxite actuelle », a-t-il déclaré, mettant en lumière le potentiel financier lié à la valorisation des déchets plastiques.

Dans cette perspective, l’UPEMGUI entend encourager la mise en place d’un mécanisme incitatif impliquant les unités industrielles de recyclage.

« Si nous mettons à contribution ces usines qui rachètent du plastique, augmentant même le prix actuel, on peut inciter la population », a expliqué le responsable, évoquant une dynamique susceptible de favoriser la collecte et la réduction des déchets dans les centres urbains.

Par ailleurs, l’organisation appelle à une révision des mécanismes fiscaux liés à l’assainissement.

« Nous payons des taxes qu’on appelle service hygiène et salubrité. On peut demander à l’État de revoir le prix de ça afin que le gouvernorat ou les gouvernants puissent ramasser beaucoup », a-t-il indiqué, suggérant un ajustement des contributions pour améliorer l’efficacité des services publics de gestion des ordures.

L’UPEMGUI affirme également sa volonté de formaliser ces propositions dans un mémorandum qui sera soumis à l’issue du congrès.

« Ces idées concrètes, nous allons mettre dans le mémorandum que nous allons faire lors de notre congrès. (…) c’est à l’État de nous accompagner dans ce sens. Si c’est par rapport aux taxes, nous sommes prêts à payer afin que la ville puisse se débarrasser de ses ordures par rapport aux déchets plastiques », a poursuivi Ibrahima Sory Naby Camara.

Sur le plan institutionnel, l’union dit évoluer en coordination avec les autorités publiques, notamment dans le cadre des mesures de régulation du secteur.

Selon son responsable de communication, plusieurs unités de production ont été fermées ces derniers mois, sans pour autant cesser totalement leurs activités.

« Nous sommes en harmonie avec l’État, on ne fait que suivre ce que l’État dit mais en continuant toujours à sensibiliser parce qu’il y a 1524 qui ont été fermées. (…) aujourd’hui c’est comme si les unités ne sont pas fermées. Vous constatez que les gens travaillent comme si les unités ne sont pas fermées. L’État est au courant », a-t-il affirmé.

Dans ce contexte, la tenue du congrès électif apparaît comme une étape clé pour la restructuration de l’organisation et la relance du dialogue avec les autorités.

« L’État a dit, nous sommes prêts à travailler avec vous mais allez former votre bureau à nouveau (…) c’est pourquoi on veut faire le congrès. Après ça, on va véritablement avec l’État pour assainir ce secteur », a-t-il conclu.

A travers ces annonces, l’UPEMGUI entend se positionner comme un acteur central dans la régulation du marché de l’eau conditionnée en Guinée, tout en contribuant à la lutte contre la pollution plastique.

Alpha Binta Diallo 

 

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