A l’occasion du lancement du Forum sur la biodiversité, ce lundi 27 avril, le Premier ministre Bah Oury a réaffirmé la volonté des autorités guinéennes d’engager une transformation économique d’envergure, tout en insistant sur la nécessité d’intégrer les enjeux environnementaux.
Dans son intervention, le chef du gouvernement a reconnu l’existence de défis majeurs liés au développement, tout en appelant à une approche prudente et anticipative. Il a mis en garde contre les risques d’une croissance non encadrée, soulignant que des choix économiques mal maîtrisés pourraient entraîner des pertes irréversibles en matière de biodiversité.
Selon lui, la transformation économique envisagée doit impérativement s’accompagner d’une réflexion approfondie sur la protection des écosystèmes et la conservation des espaces naturels.
Cette exigence implique, a-t-il précisé, une vigilance accrue dans la planification des projets de développement.
Bah Oury a également évoqué les ambitions du gouvernement concernant l’inscription du massif du Fouta-Djalon au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il a indiqué que cette démarche nécessite des efforts soutenus pour la protection de certaines zones, tout en soulignant que la tenue du forum intervient dans un contexte favorable à l’accélération de ce processus. Il a rappelé, à cet effet, que le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a été désigné champion du massif du Fouta-Djalon.
Plus largement, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’adopter un modèle de croissance fondé sur des investissements responsables et le respect des territoires.
Cette orientation, a-t-il affirmé, constitue un axe structurant de l’action gouvernementale et requiert l’implication de l’ensemble des acteurs, notamment publics, privés et communautaires.
Enfin, il a mis en avant le rôle des cadres de concertation, présentés comme des outils essentiels pour favoriser le dialogue, renforcer la confiance et promouvoir un aménagement du territoire cohérent et durable.
Bangaly Condé


