R econduit à la tête du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Ibrahima Kalil Condé a prononcé, jeudi 5 février 2026, un discours de prise de fonction axé sur la réforme de l’administration territoriale et l’organisation des prochaines échéances électorales.
Devant les cadres de son département et plusieurs responsables institutionnels, le ministre a décliné une feuille de route qu’il inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle Constitution.
Dans son allocution, le ministre a exprimé sa reconnaissance au Président de la République pour la confiance renouvelée. Il a rappelé le rôle central du MATD, qu’il a présenté comme un pilier de l’État, chargé de garantir l’ordre républicain, la cohésion nationale et la présence effective de l’administration sur l’ensemble du territoire.
Ibrahima Kalil Condé a indiqué vouloir poursuivre la modernisation de l’administration territoriale, à travers notamment la digitalisation de l’état civil, le renforcement des circonscriptions administratives et une meilleure coordination entre services déconcentrés et collectivités locales.
Poursuivant, il a insisté sur la nécessité d’une administration impartiale et accessible, capable de répondre aux attentes des populations, jusque dans les zones les plus reculées.
Une large part de son intervention a été consacrée à l’agenda électoral de 2026. La Guinée doit organiser successivement des élections législatives, communales, régionales et sénatoriales.
Selon le ministre, ces scrutins constituent une étape déterminante du retour à l’ordre constitutionnel et de la consolidation des institutions issues de la nouvelle République.
A ce titre, il s’est engagé à garantir la neutralité de l’administration territoriale dans la conduite du processus électoral.
Dans le même sillage, il a évoqué plusieurs leviers techniques, dont la fiabilisation et la mise à jour régulière du fichier électoral, la maîtrise de la logistique électorale et la sécurisation des opérations sur l’ensemble du territoire.
Le ministre a rappelé les expériences récentes, notamment l’organisation du référendum constitutionnel et de l’élection présidentielle de 2025, qu’il a citées comme références en matière de gestion électorale.
Par ailleurs, Ibrahima Kalil Condé a établi un lien entre l’action administrative et les perspectives de développement économique, en mentionnant le programme Simandou 2040. Il a estimé que l’administration territoriale devait jouer un rôle d’interface afin que les retombées des grands projets structurants profitent aux collectivités et aux populations locales.
En s’adressant aux cadres et agents du MATD, le général Ibrahima Kalil Condé a appelé à la rigueur, à l’éthique et à la mobilisation, affirmant que son action serait guidée par le respect de l’intérêt général et des principes républicains.
Cette nouvelle étape, a-t-il souligné, doit contribuer à renforcer l’État de droit et à approfondir la décentralisation sur l’ensemble du territoire national.
Fatoumata Camara


