Crief : le parquet spécial s’oppose à la remise en liberté sous contrôle judiciaire de badra koné

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Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières a exprimé son opposition à la décision accordant une liberté provisoire sous contrôle judiciaire à Aliou Badra Checkna Koné, ancien président de la délégation spéciale de Matam.

Quelques jours auparavant, la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la juridiction avait autorisé la remise en liberté du prévenu sous plusieurs conditions, notamment le versement d’un cautionnement fixé à deux milliards de francs guinéens, la confiscation de ses documents de voyage ainsi qu’une interdiction de quitter le territoire national.

Le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, a toutefois contesté cette mesure. Selon lui, le montant du cautionnement ne serait pas proportionnel aux sommes présumées détournées dans ce dossier.

Le magistrat estime également qu’une mise en liberté du mis en cause pourrait compromettre le bon déroulement de la procédure judiciaire et nuire à la recherche de la vérité.

Le parquet soutient par ailleurs que certains biens attribués au prévenu auraient été dissimulés au cours de l’enquête. Ces éléments auraient conduit le ministère public à demander le maintien en détention de l’ancien responsable communal jusqu’à la tenue de son procès.

Aliou Badra Checkna Koné est poursuivi aux côtés de plusieurs personnes physiques et morales pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption, faux et usage de faux, escroquerie, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.

Les montants concernés dans cette affaire sont estimés à plus de 240 milliards de francs guinéens, selon les autorités judiciaires.

A suivre !

La rédaction 

 

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