U n éboulement s’est produit dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026 à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, à Conakry. L’effondrement d’une partie de la masse de déchets, survenu aux environs de 3 heures du matin, a touché des habitations situées à proximité du site.
Le drame intervient après d’importantes pluies enregistrées dans la capitale guinéenne au cours de la nuit.
Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs personnes pourraient avoir été ensevelies alors qu’elles se trouvaient dans leurs maisons. Des blessés sont également signalés.
Les opérations de recherche et de secours se poursuivent afin de retrouver d’éventuelles personnes encore coincées sous les déchets.
Le bilan humain demeure, à ce stade, incertain. Des sources locales font état de victimes extraites des décombres, sans qu’un bilan officiel n’ait encore été communiqué.
Un site déjà identifié comme dangereux
Cet accident intervient alors que les autorités guinéennes avaient récemment annoncé des mesures visant précisément à réduire les risques liés à l’état de la décharge.
Le 18 août, le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire avait annoncé le lancement prochain d’opérations de libération et de sécurisation des emprises de Dar-es-Salam.
Le département avait notamment reconnu l’existence de risques d’éboulement, de glissement et de pollution susceptibles de menacer les populations vivant autour du site.
Deux jours avant l’éboulement, le 20 août, les autorités avaient également rencontré des riverains et des travailleurs de la décharge pour les informer du processus de fermeture et de sécurisation du site.
Le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, avait annoncé le démarrage progressif des travaux à partir de la fin du mois d’août.
Le calendrier communiqué prévoyait notamment la sécurisation du périmètre et la construction d’une clôture.
Le gouvernement envisage par ailleurs le transfert des activités vers le site de Baritodé, dans la préfecture de Coyah, destiné à recevoir les déchets du Grand Conakry.
Un précédent meurtrier
La décharge de Dar-es-Salam avait déjà été le théâtre d’un accident mortel. En août 2017, un glissement de terrain provoqué par l’accumulation d’ordures avait enseveli plusieurs habitations, faisant neuf morts selon Human Rights Watch.
Près de neuf ans plus tard, le nouvel éboulement relance les inquiétudes sur la sécurité des populations installées autour de cette décharge, alors même que sa fermeture et sa réhabilitation étaient annoncées comme imminentes.
Les recherches se poursuivent ce dimanche pour déterminer l’ampleur exacte du drame.
Les autorités sont attendues pour communiquer un bilan officiel dès que les opérations de secours permettront d’établir le nombre de victimes.
Fatoumata Camara


