L e Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a signé, jeudi 20 août 2026, la demande de candidature du pays pour l’organisation des éditions 2032 et 2036 de la Coupe d’Afrique des Nations.
La démarche a été engagée à l’issue d’une réunion de travail consacrée à la préparation du dossier de candidature. La rencontre, tenue à Conakry, a réuni des membres du gouvernement ainsi que les différents acteurs impliqués dans le projet.
Selon la Primature, cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de positionner la Guinée comme pays hôte de grands événements sportifs internationaux.
La candidature guinéenne intervient alors que plusieurs pays se positionnent déjà pour les prochaines éditions de la CAN.
Pour l’édition 2032, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont notamment obtenu de la Confédération africaine de football (CAF) la confirmation de leur déclaration d’intérêt commune. Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel poursuivent désormais la préparation d’un dossier commun.
Le Stade du 28-Septembre au cœur des enjeux
Cette annonce intervient également quelques jours après l’homologation temporaire du Stade du 28-Septembre de Conakry par la CAF.
Dans une correspondance adressée le 14 août à la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT), l’instance continentale a accordé à l’enceinte une homologation provisoire de catégorie 3 pour le mois de septembre 2026.
Cette décision fait suite à plusieurs évaluations et aux travaux réalisés sur l’infrastructure. Elle doit notamment permettre à la sélection nationale guinéenne de disputer à domicile certaines rencontres des compétitions de la CAF, après plusieurs années durant lesquelles les équipes guinéennes étaient contraintes de recevoir leurs adversaires à l’extérieur du pays.
L’homologation demeure toutefois limitée dans le temps. La CAF a prévu la poursuite des évaluations afin de vérifier la réalisation des améliorations encore nécessaires à une mise en conformité complète du stade.
Pour les autorités guinéennes, cette évolution constitue un élément du processus de remise à niveau des infrastructures sportives nationales. Elle intervient alors que la capacité du pays à disposer d’installations répondant aux standards internationaux constituera un enjeu majeur dans l’examen de toute candidature à l’organisation d’une CAN.
Un nouveau processus après le retrait de la CAN 2025
La candidature pour 2032 et 2036 intervient plusieurs années après le retrait de la Guinée de l’organisation de la CAN 2025. À l’époque, la CAF avait estimé que les infrastructures disponibles dans le pays ne permettaient pas de répondre aux exigences liées à l’accueil de la compétition.
Depuis, les autorités guinéennes ont engagé différents projets de réhabilitation et de modernisation des infrastructures sportives.
La remise à niveau du Stade du 28 Septembre constitue l’une des étapes de cette dynamique, même si son homologation actuelle reste provisoire.
La nouvelle candidature devra désormais être soumise au processus d’évaluation et de sélection de la CAF.
Au-delà de la disponibilité des stades, le dossier devra notamment présenter des garanties concernant les infrastructures d’accueil, les transports, l’hébergement, la sécurité et les conditions générales d’organisation d’une compétition de cette envergure.
La Guinée devra ainsi convaincre l’instance continentale de sa capacité à répondre durablement à l’ensemble de ces exigences, à l’horizon des éditions 2032 et 2036.
Bangaly Condé


