L es premières épreuves de l’examen d’entrée en 7e année (CEE), session 2026, ont été officiellement lancées, jeudi 18 juin 2026, à l’école primaire de Ratoma Konimoudou, dans la commune de Ratoma. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry.
A cette occasion, le ministre a salué les dispositifs mis en place pour assurer le bon déroulement des évaluations à l’échelle nationale. Alpha Bacar Barry a rappelé que cet examen constitue une étape importante dans le parcours des élèves du primaire, en tant que première confrontation aux épreuves nationales.
« Il s’agit des toutes premières évaluations nationales pour ces élèves », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité de garantir un environnement apaisé afin de réduire le stress des candidats.
Selon le département de l’Éducation, plusieurs mesures organisationnelles ont été prises pour assurer des conditions de composition adéquates. Celles-ci incluent une meilleure répartition des candidats dans les salles et un encadrement renforcé.
Au centre de Ratoma Konimoudou, le lancement des épreuves s’est déroulé dans le calme, dans une atmosphère jugée favorable à la concentration.
Les autorités ont également mis en avant les efforts consentis en matière d’inclusion. Des dispositions spécifiques ont été introduites pour les candidats vivant avec un handicap visuel, notamment à travers la mise à disposition de sujets transcrits en braille. Cette initiative vise à promouvoir l’égalité des chances dans l’accès à l’évaluation.
Par ailleurs, le ministère affirme avoir rapproché les centres d’examen des zones de résidence des candidats afin de limiter les contraintes liées aux déplacements.
Le personnel mobilisé, composé de surveillants, d’encadreurs et de coordinateurs, a reçu des consignes strictes pour veiller au respect des règles, tout en adoptant une approche pédagogique adaptée.
« L’objectif est d’accompagner les élèves, de les rassurer, tout en maintenant la rigueur requise », a précisé le ministre.
Cette session d’examen s’inscrit également dans une dynamique d’évaluation des réformes engagées ces dernières années dans le système éducatif guinéen.
Parmi les axes concernés figurent la révision des programmes, l’introduction de nouveaux manuels et l’intégration progressive des sciences et des technologies dans les curricula.
Les résultats attendus devraient permettre d’apprécier l’impact de ces réformes sur les acquis des élèves du primaire.
Les autorités éducatives ont par ailleurs relevé une progression de la participation des jeunes filles à cet examen, un indicateur jugé encourageant dans le cadre de la promotion de la scolarisation féminine. Elles soulignent toutefois la nécessité de poursuivre les efforts pour garantir le maintien des filles dans le système éducatif jusqu’à l’achèvement de leur cursus.
Au niveau national, le ministère indique que le dispositif organisationnel couvre l’ensemble des centres d’examen.
Le déroulement des premières épreuves est, à ce stade, jugé satisfaisant par les autorités, qui espèrent maintenir ce climat de sérénité jusqu’à la fin des évaluations.
Alpha Binta Diallo


