Assassinat de m’mah touré : six accusés devant le tribunal criminel de dixinn

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L e tribunal criminel de Dixinn a ouvert, jeudi 8 janvier 2026, le procès relatif à l’assassinat de la jeune M’mah Touré, âgée de 9 ans au moment des faits, a-t-on appris.

Quatre ans après la découverte du corps de la fillette dans le quartier Kobaya, six personnes, dont sa grand-mère, comparaissent pour leur implication présumée dans cette affaire.

Les faits remontent au 29 juin 2022. Ce jour-là, l’enfant avait quitté le domicile familial pour acheter une boîte d’allumettes, avant de disparaître. Son corps sera retrouvé plus tard dans les latrines d’une mosquée du quartier.

Selon les conclusions de l’enquête, la victime aurait été violée puis étranglée.

A la barre, Laura Williams, grand-mère de la fillette, a rejeté toute responsabilité avant d’indiquer avoir envoyé l’enfant faire une course aux environs de 16 heures, affirmant être restée à son domicile jusqu’à l’annonce du décès, survenue vers 18 heures. Elle a soutenu ne pas pouvoir être impliquée dans les faits reprochés.

Les cinq autres accusés ( Sékou Bangoura, dit “Baga “, Daouda Camara, Mohamed Sylla, Alseny Camara et Mohamed Soumah) se présentent comme des “marabouts-guérisseurs” exerçant dans la zone au moment des faits. Tous ont également nié leur participation au crime.

Au cours de l’audience, le président du tribunal, Thierno Oumar Barry, a relevé plusieurs contradictions entre les déclarations faites à l’audience et celles consignées lors de l’instruction.

Alseny Camara est notamment revenu sur des propos antérieurs dans lesquels il mettait en cause deux coaccusés, expliquant que ces déclarations auraient été obtenues sous la contrainte durant sa garde à vue.

De son côté, Mohamed Soumah a contesté la régularité de la procédure, évoquant des arrestations ciblant, selon lui, des personnes se présentant comme marabouts à la suite des événements, et niant toute implication dans l’assassinat.

A ce stade de la procédure, le Tribunal s’attache à clarifier les circonstances exactes du crime et à établir les responsabilités individuelles des accusés.

L’affaire a été renvoyée au 22 janvier 2026 pour la poursuite des débats, avec notamment l’organisation de confrontations entre les parties, avant les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats.

Dossier à suivre !

Fatoumata Camara pour guineeactuelle.com

 

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