L e président guinéen Mamadi Doumbouya a fixé au 24 mai 2026 la tenue des élections législatives et communales sur l’ensemble du territoire national. L’annonce a été faite à travers un décret rendu public le 20 février 2026.
Selon le texte, le scrutin se déroulera le dimanche 24 mai 2026. Le décret entre en vigueur à compter du 24 février 2026.
Il charge plusieurs membres du gouvernement de veiller à son application, notamment les ministres en charge de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, des Affaires étrangères, de la Justice, de la Sécurité, de la Défense nationale ainsi que de l’Économie, des Finances et du Budget.
La Direction générale des élections (DGE) est associée à l’organisation du processus électoral, aux côtés de l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel et des Élections (ONASUR-E), également cité dans le décret.
Ces élections s’inscrivent dans le cadre de la transition politique ouverte depuis le renversement de l’ancien président Alpha Condé en septembre 2021. Elles interviennent après l’adoption, en septembre 2025, d’une nouvelle Constitution à l’issue d’un référendum marqué par le boycott d’une partie de l’opposition, qui dénonçait un risque de prolongation de la transition.
Les dernières élections législatives remontent à 2013. Elles avaient été remportées par le parti au pouvoir de l’époque, dans un contexte de contestations portant sur la régularité du scrutin, notamment évoquées par des observateurs internationaux.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des principaux partis d’opposition n’a été rapportée.
Le rendez-vous électoral du 24 mai 2026 apparaît néanmoins comme une étape décisive dans la reconfiguration des institutions guinéennes et la poursuite du processus de retour à l’ordre constitutionnel.
Bangaly Condé


