Guinée : arrêt des activités de rio tinto à simandou après le décès d’un sous-traitant

Publicité

L a société minière Rio Tinto a annoncé la suspension de l’ensemble de ses opérations liées au projet de Simandou, en Guinée, à la suite du décès d’un employé d’une entreprise sous-traitante.

L’accident est survenu samedi dernier sur le site de SimFer, dans la préfecture de Nzérékoré, au sud-est du pays.

Une enquête en cours

Dans un communiqué, le groupe anglo-australien indique qu’une enquête conjointe a été ouverte avec les autorités guinéennes, ses partenaires et les entreprises sous-traitantes afin de déterminer les circonstances exactes du drame. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur les causes de l’accident.

Déplacement du directeur général

Le directeur général de Rio Tinto, Simon Trott, s’est rendu sur le site et prévoit également un déplacement en Guinée dans la semaine. Il a assuré que l’entreprise apportait « son soutien total » et qu’elle collaborerait avec les autorités compétentes pour conduire « une enquête approfondie ». Il a par ailleurs affirmé que la sécurité demeurait la priorité absolue du groupe.

Arrêt des activités et mesures d’accompagnement

Les activités sont suspendues pour une durée indéterminée sur l’ensemble du site SimFer. L’entreprise a mis en place un dispositif de soutien psychologique à l’intention des équipes et annoncé une révision de ses protocoles de sécurité afin de prévenir de nouveaux incidents.

Un projet stratégique

Le projet de Simandou est considéré comme l’un des plus importants gisements de minerai de fer non encore exploités au monde. La coentreprise SimFer, pilotée par Rio Tinto, développe le projet en partenariat avec le Winning Consortium Simandou et l’État guinéen. Le programme comprend l’exploitation minière, la construction d’une ligne ferroviaire et d’infrastructures portuaires, avec une capacité annoncée pouvant atteindre 100 millions de tonnes par an.

Répercussions sur les marchés

A la suite de l’annonce, le titre de Rio Tinto a reculé de 1,7 % à la Bourse de Londres vendredi, puis de 3,7 % lundi matin à Sydney. Ce décès, présenté comme le septième enregistré sur les sites du groupe au cours des deux dernières années, relance les interrogations sur les standards de sécurité appliqués par l’entreprise.

Alpha Binta Diallo 

 

Publicité