L ’Institut Pasteur de Guinée (IPGui) a été officiellement inauguré, mardi 15 avril à Conakry 2026, en présence de plusieurs autorités du pays et partenaires internationaux. Cette nouvelle infrastructure se positionne comme un centre de référence pour la surveillance épidémiologique et la recherche biomédicale en Guinée et dans la sous-région ouest-africaine.
La cérémonie a réuni notamment le Premier ministre Bah Oury, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, ainsi que des responsables du réseau international de l’Institut Pasteur et divers acteurs scientifiques et institutionnels.
Mis en place en 2015 dans le contexte de la riposte à l’épidémie d’Ebola, l’Institut Pasteur de Guinée est issu d’un partenariat entre la Guinée et la France.
L’établissement s’est progressivement structuré autour d’activités de recherche, de diagnostic et d’appui aux systèmes de santé, notamment lors de la pandémie de Covid-19, période durant laquelle plusieurs milliers de tests ont été réalisés en appui aux structures sanitaires, dont l’hôpital de Donka.
L’institut entend désormais renforcer ses capacités en matière de surveillance des maladies infectieuses, à travers notamment l’analyse des pathogènes présents dans les eaux usées et le développement d’outils de détection précoce pour des maladies telles que la rougeole, le choléra ou encore la Covid-19.
Financé avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD) et du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, le projet s’inscrit dans une logique de coopération bilatérale durable.
Par ailleurs, l’ouverture d’un laboratoire de biologie médicale certifié ISO 9001 constitue une avancée pour l’offre de soins. Ce laboratoire propose des analyses courantes et spécialisées, notamment en virologie, biologie moléculaire et hormonologie.
Pour les cas nécessitant des examens plus poussés, des partenariats avec des structures en France permettent d’assurer une prise en charge complémentaire.
Les autorités guinéennes ont souligné le rôle stratégique de cette institution dans le renforcement du système de santé et la formation de ressources humaines qualifiées.
L’Institut Pasteur de Guinée participe ainsi à des programmes académiques en collaboration avec des universités locales et internationales, contribuant à la formation de chercheurs et de professionnels de santé.
Selon le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, l’établissement dispose d’infrastructures conformes aux standards internationaux, incluant notamment un laboratoire de haute sécurité, une biobanque et des plateformes de diagnostic. Des projets d’extension, dont un centre de vaccination, sont également annoncés.
Au-delà de l’aspect sanitaire, les autorités ont mis en avant la dimension diplomatique et scientifique de cette inauguration, qui illustre le renforcement de la coopération entre la Guinée et la France, ainsi que l’intégration du pays dans les réseaux internationaux de recherche en santé publique.
Avec cette inauguration, la Guinée se dote d’un outil destiné à améliorer la détection, la prévention et la réponse face aux maladies émergentes, dans un contexte marqué par des enjeux sanitaires globaux croissants.
Fatoumata Camara


