Conakry : le pm donne une semaine aux communes pour reloger les vendeurs déguerpis

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L e Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a convoqué ce mardi 24 février 2026 les présidents des délégations spéciales des 13 communes de Conakry, la gouverneure de la ville et le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme pour aborder la réinstallation des vendeurs affectés par l’opération récente de déguerpissement des emprises de la voie publique.

Profitant de cette occasion, le chef du gouvernement a exprimé des regrets sur le retard dans la réinstallation systématique de ces vendeurs, soulignant une fragilité organisationnelle face à la croissance démographique et à l’urbanisation rapide de la capitale.

Contexte de l’opération

L’opération de déguerpissement, lancée en janvier 2026 le long des principaux axes routiers de Conakry, vise à fluidifier la circulation et à assainir l’espace public, avec l’implication de la police nationale dans les 13 communes.

Des critiques ont pointé un manque d’accompagnement social lors de son exécution, particulièrement pour les petits commerçants et vendeuses impactés.

Critiques sur la gestion foncière

Amadou Oury Bah a dénoncé les dérives passées en matière de gestion foncière, incluant la spoliation et la vente illégale de domaines publics tels que marchés, cimetières et réserves destinées à des écoles ou infrastructures sociales, aggravant le désordre urbain.

Instructions aux communes

Le Premier ministre a donné un délai d’une semaine aux communes pour identifier des espaces provisoires d’accueil pour les déguerpis et des terrains pour des marchés temporaires, rejetant toute excuse liée au manque d’espace.

Il a insisté sur l’exploration de toutes les options d’aménagement transitoire en attendant des solutions définitives.

Avancées et défis signalés

La gouverneure de Conakry, le Général M’Hawa Sylla, a rapporté des aménagements temporaires déjà en place à Matoto et au marché d’Enco5 pour les vendeuses des abords routiers, avec une visite de suivi effectuée le 17 février.

A Sanoyah, malgré cinq marchés construits, des difficultés persistent pour les vendeuses de légumes en raison de contraintes logistiques et sécuritaires liées aux livraisons.

Un suivi continu est en cours pour progresser vers une relocalisation adaptée.

Bangaly Condé 

 

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