D es opérations de contrôle menées dans la nuit du 31 décembre 2025 à Conakry ont conduit à l’interpellation de plusieurs mineurs dans des établissements de loisirs, a-t-on appris.
Selon nos informations, les interventions ont été conduites par les forces de l’ordre, en collaboration avec le Parquet Spécial Près le Tribunal pour enfants.
Les contrôles ont ciblé notamment des chicha lounges et des boîtes de nuit situés dans les quartiers de Lambanyi et de Kipé.
D’après les autorités, ces opérations s’inscrivent dans une démarche de prévention et de respect des dispositions légales relatives à la protection des mineurs.
Déroulement des opérations
A Lambanyi, trois établissements ont fait l’objet de vérifications. L’un d’eux était en conformité avec la réglementation en vigueur, tandis que deux autres présentaient des irrégularités liées à la présence de mineurs.
A Kipé, précise-t-on, un gérant s’est opposé à l’intervention des agents, adoptant des comportements qualifiés de subjectifs par les autorités, sans toutefois empêcher la poursuite de l’opération.
Le Procureur Spécial Près le Tribunal pour enfants de Conakry, Cé Avis Gamy, a indiqué que ces actions ne visent pas prioritairement les mineurs eux-mêmes, mais leurs responsables légaux.
« Ce ne sont pas les enfants en tant que tels qui sont dans nos viseurs, ce sont les parents qui ont démissionné de leurs obligations », a-t-il déclaré.
Cadre juridique et mesures annoncées
Les autorités rappellent que ces contrôles s’appuient sur les dispositions du Code de l’Enfant, notamment les articles 790 à 794, qui interdisent l’accès des mineurs de moins de 18 ans aux bars, boîtes de nuit, hôtels, plages et salles de spectacles. La présence des mineurs dans les espaces publics au-delà de 22 heures y est également formellement proscrite.
Depuis décembre 2025, le parquet a renforcé ses instructions à l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM), en vue de l’interpellation systématique des parents et des gérants d’établissements en cas de violation de ces dispositions, avec des poursuites judiciaires à la clé.
Les responsables d’établissements sont ainsi tenus de vérifier les pièces d’identité de leurs clients. En cas de manquement, ils s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la fermeture de leur structure ou au retrait de leur licence.
Pour assurer l’effectivité de ces mesures, rappelons-le, des brigades mixtes de contrôle ont été déployées dans plusieurs zones de la capitale.
Fatoumata Camara pour www.guineeactuelle.com


