Audition de kassory fofana à la clinique pasteur : la procédure suspendue après un désaccord sur une pièce du dossier

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L ’audition de l’ancien Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, par la Chambre des Appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), s’est tenue, lundi 11 mai 2026, à la Clinique Pasteur.

La séance a été interrompue à la suite d’un différend opposant le parquet spécial et la défense au sujet d’un document versé au dossier.

Présidée par le juge Daye Mara, cette audience exceptionnelle délocalisée visait à permettre l’audition du prévenu en raison de son état de santé. Toutefois, les débats ont été suspendus lorsque les avocats de la défense ont contesté l’utilisation d’une pièce dont ils affirment ne pas avoir eu communication préalable.

Selon Me Amadou Baben Camara, représentant de l’Agent judiciaire de l’État, le parquet spécial a entamé son interrogatoire en se référant à un procès-verbal établi par une unité de police judiciaire.

Une démarche immédiatement contestée par la défense, qui a soulevé un défaut de communication du document incriminé.

Face à cette situation, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au 14 mai 2026 afin de permettre aux différentes parties d’échanger les pièces nécessaires à la poursuite des débats. L’avocat de la partie civile a indiqué que la Cour pourrait à nouveau se déplacer à la Clinique Pasteur pour la suite de la procédure.

Du côté de la défense, Me Sidiki Bérété a salué le déplacement de la Cour, estimant qu’il garantit à son client l’exercice effectif de ses droits. Il a néanmoins dénoncé ce qu’il considère comme des irrégularités dans la constitution du dossier, évoquant l’existence de documents non débattus contradictoirement.

L’avocat a également remis en cause certains rapports versés au dossier, affirmant que son client n’aurait pas été entendu dans le cadre des enquêtes ayant conduit à leur élaboration. Des allégations contestées implicitement par la partie civile, qui défend la régularité de la procédure.

En attendant la reprise des audiences, cette interruption met en lumière les tensions persistantes entre les parties autour du respect du principe du contradictoire, dans un dossier à fort enjeu judiciaire.

A suivre!

Alpha Binta Diallo

 

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