L es garde-côtes mauritaniens ont intercepté, vendredi 29 mai 2026, une embarcation transportant 213 migrants en situation irrégulière au large de Nouadhibou, principal point de départ des traversées clandestines vers les îles Canaries espagnoles.
Parmi les personnes secourues figurent quatre ressortissants guinéens, selon des informations concordantes relayées par plusieurs médias mauritaniens.
D’après les données communiquées, le groupe était composé majoritairement de ressortissants ouest-africains, dont 100 Sénégalais et 72 Gambiens.
L’embarcation transportait également cinq ivoiriens, un malien ainsi que quatre guinéens. Vingt femmes et onze enfants faisaient partie des passagers.
Selon des sources locales, une première partie des migrants a été transférée vers l’hôpital régional de Dakhlet Nouadhibou pour des examens médicaux et une prise en charge sanitaire, tandis que les autres passagers étaient en cours d’acheminement vers les structures compétentes.
Cette nouvelle interception intervient dans un contexte de renforcement des opérations de surveillance maritime menées par la Mauritanie.
Située sur la façade atlantique, Nouadhibou est devenue ces dernières années l’un des principaux points de transit empruntés par les candidats à l’émigration irrégulière cherchant à rejoindre l’archipel espagnol des Canaries.
Les autorités mauritaniennes multiplient les interventions en mer face à la recrudescence des départs clandestins.
Plusieurs opérations similaires ont été enregistrées ces derniers mois. En novembre 2025, les garde-côtes avaient secouru 227 migrants de différentes nationalités africaines, parmi lesquels 17 guinéens, après plus de dix jours de navigation.
En juillet 2025, une autre embarcation transportant 171 migrants guinéens, dont 40 femmes et 29 enfants, avait été interceptée près de Nouadhibou après deux semaines passées en mer dans des conditions difficiles marquées par le manque d’eau, de nourriture et des intempéries.
La route maritime vers les Canaries demeure l’une des plus dangereuses des voies migratoires vers l’Europe.
Malgré les risques liés aux naufrages, aux conditions météorologiques et à la précarité des traversées, de nombreux candidats continuent d’emprunter cette route, poussés par des facteurs économiques, sociaux ou par l’espoir de meilleures perspectives de vie.
La Mauritanie, qui coopère étroitement avec l’Espagne et plusieurs partenaires européens dans la lutte contre les réseaux de trafic de migrants, a renforcé ces dernières années ses dispositifs de surveillance côtière et de contrôle des départs irréguliers.
Cette nouvelle interception rappelle la persistance du phénomène migratoire sur l’axe ouest-africain et la présence, même limitée dans ce cas précis, de ressortissants guinéens parmi les candidats à la traversée vers l’Europe.
Alpha Binta Diallo


