Décès tragique d’un étudiant guinéen en egypte: le snefag exige lumière et rapatriement

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L e Syndicat national de l’enseignement franco-arabe de Guinée (SNEFAG) a officialisé, ce dimanche 1er mars 2026, le décès d’Aboubacar Savané, un étudiant guinéen incarcéré en Égypte pour des problèmes de régularisation de son titre de séjour.

Âgé d’une trentaine d’années, marié et père de trois enfants (deux filles et un garçon), le défunt était boursier à l’université islamique d’Al-Azhar au Caire.

Son état de santé fragile, non traité en détention, aurait contribué au drame survenu dans la nuit du 27 au 28 février 2026.

Circonstances de l’arrestation

Aboubacar Savané a été interpellé lors d’une opération de police égyptienne visant les étrangers sans carte de séjour valide, alors qu’il tentait de renouveler ses documents.

Selon des proches et le secrétaire général du SNEFAG, Dr Ibrahima Mansaré, une trentaine d’autres étudiants guinéens de l’université Al-Azhar croupissent actuellement dans des prisons égyptiennes pour des motifs similaires.

Le corps du défunt reste aux mains des autorités égyptiennes, sans progrès notable sur les causes précises du décès.

Réactions syndicales

Dans un communiqué signé à Conakry par son bureau exécutif, le SNEFAG exprime sa profonde indignation et ses condoléances à la famille, dont la mère est récemment blessée dans un accident de circulation, ainsi qu’à la communauté guinéenne en Égypte.

Le syndicat exige une enquête immédiate via les diplomates guinéens au Caire, le rapatriement rapide du corps et un renforcement de la protection consulaire pour les étudiants à l’étranger.

Une cellule de crise a été instaurée pour suivre le dossier, tandis qu’un appel à la sérénité est lancé aux étudiants concernés.

Contexte et implications

Ce drame met en lumière les vulnérabilités administratives des étudiants guinéens en Égypte, où les renouvellements de visas touristiques (valables initialement 30 jours, prorogeables jusqu’à un an) s’avèrent complexes pour les non-Européens.

Pour l’heure, aucune réaction de la part des autorités guinéennes.

A suivre !

Bangaly Condé 

 

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