P ar une note circulaire officielle diffusée ce jeudi 26 février 2026, la Direction Générale de la Police nationale (DGPN) a formellement interdit aux agents des unités d’intervention de procéder au contrôle des camions-citernes transportant des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire, a-t-on appris.
Cette décision fait suite à la multiplication de contrôles jugés” inappropriés” par la hiérarchie policière.
Sont spécifiquement visés par ce rappel à l’ordre : les agents des Compagnies Mobiles d’Intervention et de Sécurité (CMIS) ainsi que ceux des Brigades Anti-Criminalité (BAC).
Une question de compétence juridictionnelle
Dans ledit document, le Directeur général précise que la vérification de la régularité du transport des hydrocarbures, notamment la conformité des documents de sortie du dépôt central de la Société Guinéenne de Pétrole (SGP), ne relève pas des prérogatives des unités de maintien de l’ordre ou de lutte contre la criminalité de proximité.
Cette mission, indique-t-on, est exclusivement dévolue aux services d’enquête spécialisés.
L’objectif affiché est de garantir la fluidité de l’approvisionnement en carburant et d’éviter des immobilisations de véhicules non justifiées par des unités dont ce n’est pas la mission première.
Une volonté de préserver l’image de l’institution
La hiérarchie policière motive également cette décision par un impératif d’éthique.
Selon les termes de la note circulaire, ces pratiques non autorisées “portent atteinte à l’image de l’institution” .
En filigrane, les autorités cherchent à prévenir d’éventuels abus de pouvoir ou soupçons de tracasseries routières souvent dénoncés par les syndicats de transporteurs.
Vers des sanctions disciplinaires
La Direction Générale de la Police nationale a instruit l’ensemble des chefs de services de veiller à l’application immédiate et rigoureuse de cette directive.
Pour les autorités de régulation du secteur pétrolier, cette clarification est accueillie comme une mesure nécessaire pour sécuriser le corridor de distribution des produits inflammables, tout en limitant les points de friction entre les forces de l’ordre et les acteurs économiques.
Bangaly Condé


