Port autonome de conakry: une stratégie interministérielle en étude pour optimiser la gestion du trafic 

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C onfrontées à une congestion du Port Autonome de Conakry, les autorités guinéennes engagent une réflexion élargie pour améliorer la fluidité des échanges et limiter les impacts économiques liés à l’engorgement des infrastructures portuaires.

Selon nos informations, une approche coordonnée entre plusieurs départements ministériels est actuellement à l’étude. C’est dans ce cadre, apprend-t-on, que le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a récemment réuni les principaux acteurs du secteur afin d’examiner des pistes de solutions visant à optimiser la gestion du trafic maritime et terrestre.

L’objectif visé dans cette démarche est de réduire les délais de traitement des marchandises et d’améliorer la rotation des navires dans un contexte de pression logistique accrue.

Selon les autorités, la saturation du port, principal point d’entrée des importations du pays, dépasse désormais le cadre technique pour devenir un enjeu économique majeur.

Des retards dans le déchargement des navires, combinés à des difficultés d’évacuation des marchandises vers l’intérieur du pays, contribuent à renchérir les coûts logistiques et à perturber les chaînes d’approvisionnement.

Dans cette perspective, le gouvernement privilégie une réponse multisectorielle impliquant notamment les ministères en charge des Infrastructures, des Transports et des Hydrocarbures.

Cette coordination vise à agir simultanément sur l’état des routes, la gestion des flux de camions et la disponibilité des ressources énergétiques nécessaires au fonctionnement des installations.

Parmi les options envisagées figure une redistribution partielle du trafic logistique hors de la presqu’île de Kaloum, où se concentre actuellement l’essentiel des activités portuaires.

Cette réorganisation pourrait s’appuyer sur le développement de plateformes logistiques secondaires et l’amélioration des corridors de transport vers l’intérieur du pays.

Des initiatives similaires ont été observées dans plusieurs ports africains confrontés à des problématiques comparables, où la mise en place de zones de déport ou de ports secs a permis de réduire la pression sur les terminaux principaux.

“À l’issue des échanges, un comité opérationnel a été institué. Il est chargé de formuler des recommandations concrètes à court terme, avec pour objectif d’apporter des solutions rapides à la congestion tout en posant les bases d’une réforme structurelle du système logistique national”, à confié un cadre du ministère des Transports.

Fatoumata Camara 

 

 

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