Partenariat guinée–fmi : cap sur un accord après des signaux économiques positifs

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U ne mission du Fonds monétaire international (FMI), présente à Conakry depuis le 15 juin, a achevé une série d’échanges avec les autorités guinéennes, dont le Premier ministre Amadou Oury Bah, dans le cadre des consultations au titre de l’Article IV et des discussions sur un futur programme économique et financier.

A l’issue de la mission, la délégation du FMI, conduite par Izabela Karpowicz, a dressé un tableau globalement positif de la conjoncture.

Selon elle, la croissance économique demeure soutenue, portée notamment par les investissements liés au programme Simandou 2040, projet structurant pour le secteur minier guinéen.

« Nous avons trouvé une économie très dynamique, avec une croissance forte soutenue par les investissements en cours », a-t-elle indiqué.

L’institution de Bretton Woods souligne également une amélioration du cadre macroéconomique, avec une inflation jugée maîtrisée, dans un contexte marqué ces dernières années par des tensions sur les prix à l’échelle mondiale.

Cette stabilisation constitue, selon le FMI, un signal favorable pour la poursuite des réformes économiques.

Au-delà du diagnostic, les discussions ont porté sur les contours d’un programme triennal susceptible d’être soutenu par le FMI. Celui-ci devrait s’accompagner de réformes structurelles et d’un appui financier, dont les modalités restent en cours de négociation.

« Les échanges vont se poursuivre afin d’aboutir à un accord sur les cadrages macroéconomiques et les réformes à engager », a précisé la cheffe de mission.

Du côté des autorités guinéennes, la ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla, a mis en avant les axes d’amélioration identifiés lors des travaux techniques. Ceux-ci concernent notamment le renforcement de la mobilisation des recettes fiscales et l’amélioration de la discipline budgétaire, deux leviers jugés essentiels pour soutenir les ambitions de développement.

Les échanges ont également couvert plusieurs secteurs stratégiques, dont les mines, moteur de croissance, mais aussi l’agriculture et l’énergie, considérés comme des relais de diversification économique.

Alors que les négociations se poursuivent, Conakry affiche sa volonté de consolider son partenariat avec le FMI. Les autorités espèrent aboutir, dans les prochaines semaines, à la conclusion d’un accord formel, incluant un accompagnement technique et financier destiné à soutenir la mise en œuvre des priorités économiques du pays.

Fatoumata Camara

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