Mamou : ouverture du procès du chauffeur impliqué dans l’accident meurtrier de diarabaka

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L Le procès de Mamadou Saliou Diallo, chauffeur âgé de 24 ans, s’est ouvert, mardi 7 juillet 2026, devant le Tribunal de Première Instance de Mamou.

Le prévenu est poursuivi pour homicide involontaire, coups et blessures involontaires, ainsi que pour destruction de biens privés, à la suite d’un accident de la circulation survenu à Diarabaka, ayant causé la mort de 16 personnes.

A la barre, le jeune conducteur a reconnu les faits tout en affirmant le caractère involontaire du drame. Il a déclaré avoir tenté d’éviter la collision en freinant lorsqu’il a aperçu un taxi venant en sens inverse, sans parvenir à immobiliser le camion à temps. Le prévenu a également présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

De son côté, le procureur de la République a estimé que l’accident aurait pu être évité, évoquant notamment un manque de repos du chauffeur. Selon l’accusation, cette négligence aurait contribué à la survenue du drame.

Le président du tribunal a rappelé les conclusions du constat établi par les services de la gendarmerie routière.

D’après ces éléments, le camion aurait quitté son couloir de circulation dans un virage avant de percuter le taxi circulant en sens inverse.

Lors de l’audience, la partie civile, représentée par Oumar Rafiou Baldé, a fait état de lourdes pertes familiales. Son frère a perdu son épouse ainsi que leurs quatre enfants dans l’accident.

Au nom des victimes, il a sollicité l’indemnisation des préjudices, estimés à trois milliards de francs guinéens, en faisant valoir que le camion était assuré.

Le tribunal a ordonné la comparution de la compagnie d’assurance NSIA et a renvoyé l’affaire au 28 juillet 2026 pour la poursuite des débats.

Pour rappel, l’accident de Diarabaka s’était produit dans la nuit du 29 juin 2026. Initialement, 15 personnes avaient perdu la vie sur les lieux, avant que l’unique survivant ne succombe à ses blessures quelques jours plus tard à Conakry, portant le bilan à 16 morts.

La rédaction

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