L e baccalauréat Unique session 2026 a officiellement démarré, lundi 29 juin 2026, en Guinée, avec des dizaines de milliers de candidats appelés à franchir cette dernière étape du cycle secondaire.
Selon les données du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, 94 392 postulants, dont une proportion significative de candidates, prennent part aux épreuves prévues jusqu’au 3 juillet sur toute l’étendue du territoire national.
Dans les différents centres d’examen, les premières heures se sont déroulées sous haute surveillance. Encadreurs, superviseurs et autorités locales ont été déployés pour veiller au respect strict des règles en vigueur.
Cette rigueur accrue intervient dans un contexte où les examens précédents, notamment le CEE et le BEPC, ont été marqués par quelques cas de fraude liés à l’usage des outils numériques.
Tirant les leçons de ces incidents, les autorités éducatives ont décidé de durcir le ton pour cette session du baccalauréat. Un dispositif renforcé de contrôle a été mis en place, accompagné d’un arsenal de sanctions visant à dissuader toute tentative de tricherie.
Les candidats sont notamment mis en garde contre toute implication dans des groupes ou plateformes numériques servant à la diffusion illicite de sujets.
Le ministère précise que toute fraude avérée entraînera des conséquences immédiates, allant de l’annulation des épreuves à l’exclusion des sessions ultérieures.
Les mesures ne s’arrêtent pas aux élèves : les agents impliqués dans d’éventuelles fuites ou complicités s’exposent à des sanctions administratives sévères et à des poursuites judiciaires.
Les établissements privés sont également concernés par ces dispositions, avec des risques de retrait d’agrément en cas de manquements.
Au-delà de ces mesures coercitives, les autorités entendent surtout garantir la crédibilité du diplôme et l’égalité des chances entre les candidats.
Le baccalauréat demeure en effet un passage déterminant pour l’accès à l’enseignement supérieur et à certaines opportunités professionnelles.
Le lancement effectif des épreuves marque ainsi une phase décisive pour le système éducatif guinéen.
Les jours à venir permettront d’apprécier la solidité du dispositif mis en œuvre et la capacité des acteurs à assurer des examens transparents, dans un climat apaisé.
Fatoumata Camara


