Frontière guinée–sénégal : le transport perturbé par le renforcement des contrôles douaniers 

Publicité

L a circulation routière sur l’axe Labé–Koundara–Sénégal connaît de nouvelles perturbations, marquées par un durcissement des contrôles douaniers visant les véhicules de transport en commun.Plusieurs taxis, transportant des marchandises sur leurs toits, font désormais l’objet de procédures de dédouanement systématiques avant leur entrée sur le territoire guinéen.

Selon des témoignages rapportés par nos confrères d’Africaguinee, cette application stricte des règles douanières a surpris de nombreux transporteurs, habitués jusque-là à des formalités allégées.

Depuis quelques jours, des files de véhicules se forment aux postes de contrôle, entraînant des retards importants pour les passagers.

Un convoyeur interrogé évoque un changement notable dans les pratiques.

« Pour les taxis, les débuts sont très difficiles. Avant, ils passaient après de simples vérifications. Aujourd’hui, les marchandises doivent être dédouanées selon les règles, ce qui immobilise plusieurs véhicules », se plaint-il.

Du côté de l’administration, les autorités douanières insistent sur le caractère légal de ces mesures.

La tolérance antérieure est présentée comme temporaire, et les services concernés indiquent que tout chargement doit désormais être inspecté, évalué et soumis au paiement des droits correspondants avant autorisation de passage.

Cette situation a des répercussions directes sur les voyageurs. Plusieurs passagers, qui ne sont pas propriétaires des marchandises transportées, se retrouvent bloqués pendant de longues heures, voire contraints de passer la nuit sur place.

Une commerçante interrogée par nos confrères déplore ainsi les conséquences financières et logistiques.

« Les passagers subissent les retards sans pouvoir être remboursés par les chauffeurs », a-t-elle déploré.

D’autres témoignages font état de difficultés liées à la durée d’attente et à l’épuisement des ressources prévues pour le voyage, dans un contexte où ces déplacements sont habituellement rapides.

Les services douaniers, pour leur part, rappellent que l’obtention d’une quittance est désormais obligatoire pour tous les transporteurs concernés. Le montant des droits est déterminé en fonction de la nature et du volume des marchandises, dans le cadre d’une application stricte de la réglementation en vigueur.

La rédaction

Publicité