U n accident de la circulation a coûté la vie à une femme, jeudi 16 juillet 2026, aux environs de 7 heures, au carrefour de Tanènè, sur la route nationale n°3 (RN3), dans la préfecture de Dubréka.
Selon des témoignages recueillis sur place, la victime, qui se rendait au marché, a été violemment percutée puis écrasée par un camion-remorque. Elle est décédée sur le coup.
« Il s’agit d’une femme dont l’identité n’a pas encore été établie. Elle a été tragiquement fauchée par un camion-remorque et est morte sur place », a indiqué au bout du fil, Mamoudou Camara, habitant de Tanéné.
Le corps a été transféré à l’hôpital préfectoral de Dubréka, tandis que le véhicule impliqué a été immobilisé par les services de la police routière, qui ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.
Au-delà du fait divers, ce nouveau drame met en lumière une problématique structurelle de sécurité routière dans les grandes agglomérations guinéennes.
Sur des axes comme la RN3, artère stratégique reliant Conakry à l’intérieur du pays, cohabitent quotidiennement camions gros porteurs, minibus de transport, véhicules particuliers, motos-taxis et piétons. Une promiscuité qui accroît considérablement les risques d’accidents, notamment aux heures de pointe.
L’absence de voies dédiées, de trottoirs sécurisés et de dispositifs de régulation efficaces contribue à exposer les usagers les plus vulnérables, en particulier les piétons.
À cela s’ajoutent des facteurs aggravants régulièrement évoqués par les spécialistes : excès de vitesse, non-respect du code de la route, surcharge des véhicules de transport et insuffisance de la signalisation.
Dans plusieurs zones périurbaines en pleine expansion, comme Tanènè, l’urbanisation rapide ne s’est pas toujours accompagnée d’une adaptation des infrastructures routières.
Les marchés spontanés en bordure de route, les traversées anarchiques et l’intensité du trafic créent un environnement à haut risque.
Face à la répétition de ces accidents, des voix s’élèvent pour appeler à des mesures urgentes, notamment aménagement de trottoirs et de passerelles, renforcement des contrôles routiers, sensibilisation accrue des usagers et réorganisation du trafic sur les axes les plus fréquentés.
En attendant d’éventuelles réponses structurelles, les populations continuent de payer un lourd tribut à cette cohabitation forcée entre différents types d’usagers sur des routes qui peinent à garantir leur sécurité.
Alpha Binta Diallo


