D ix-sept cadres issus de l’administration préfectorale de Dubréka ont été entendus ce lundi 13 juillet 2026 par les magistrats instructeurs de la Cour de répression des infractions économiques et financières, dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de malversations.
Selon des sources proches du dossier, ces fonctionnaires, relevant des directions préfectorales de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Environnement, ont été placés en garde à vue à l’issue d’investigations préliminaires. Les faits évoqués concernent notamment des soupçons de spoliation foncière, de détournement de deniers publics, d’atteintes à des zones environnementales protégées ainsi que d’attributions irrégulières de domaines agricoles.
L’ampleur des interpellations, touchant simultanément plusieurs services administratifs clés, laisse entrevoir une opération d’envergure visant à faire la lumière sur d’éventuels dysfonctionnements au sein de l’administration locale de Dubréka. Cette préfecture, située en périphérie de Conakry, est confrontée depuis plusieurs années à une forte pression foncière, alimentée par l’expansion urbaine et source récurrente de contentieux.
Les personnes concernées devraient être présentées à un juge d’instruction dans les prochaines heures. Cette procédure judiciaire s’inscrit dans un contexte de renforcement des actions engagées par les autorités contre les infractions économiques et financières, notamment au sein des collectivités décentralisées.
Si les faits reprochés venaient à être établis, cette affaire pourrait déboucher sur une procédure judiciaire d’envergure, illustrant les enjeux liés à la gouvernance foncière et à la gestion des ressources publiques au niveau local.
Bangaly Condé


