Guinée : la hac interdit la diffusion de france 24 sur tout le territoire

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L a Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé, ce jeudi 17 septembre 2026, d’interdire avec effet immédiat la diffusion de la chaîne internationale France 24 en République de Guinée.

La décision, référencée N°032/HAC/P/2026, étend la mesure à l’ensemble des supports de diffusion, y compris les plateformes numériques.

Selon le document signé par le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, cette décision intervient au lendemain d’une mise en demeure adressée à France 24.

Dans cette précédente décision, datée du 16 septembre, le régulateur avait demandé à la chaîne de cesser l’utilisation de termes qu’il considérait comme attentatoires à la dignité du chef de l’État, Mamadi Doumbouya, et de procéder aux rectifications éditoriales demandées. Cette mise en demeure faisait suite à une séquence diffusée par la chaîne le 15 septembre.

Dans sa nouvelle décision, la HAC affirme avoir constaté un « refus manifeste, délibéré et caractérisé » de la direction de France 24 d’appliquer la mise en demeure.

Elle estime que le maintien des propos concernés constitue, selon ses termes, « une offense continue » à l’égard du président de la République et une violation de la souveraineté juridique de la Guinée.

Diffusion et accès numériques concernés

La mesure prononcée par la HAC porte sur toute l’étendue du territoire guinéen et vise tous les vecteurs techniques de diffusion de France 24, notamment le satellite, le câble, les applications mobiles, les sites internet et les réseaux sociaux.

L’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) est, par ailleurs, requise pour procéder au blocage des accès numériques de la chaîne. La HAC demande également au distributeur du bouquet Canal+ Guinée de couper immédiatement le signal de France 24.

La décision prévoit aussi la révocation de l’autorisation de diffusion de la chaîne en Guinée et le retrait, avec effet immédiat, des accréditations de presse de l’ensemble de ses correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs présents dans le pays.

Cette interdiction intervient donc moins de 24 heures après la mise en demeure adressée à France 24, marquant un durcissement rapide de la position du régulateur guinéen à l’égard de la chaîne.

Des médias ont rapporté que la controverse portait notamment sur l’emploi du qualificatif « président putschiste » à propos de Mamadi Doumbouya.

Communiqué

La rédaction

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