L’extrême chômage en guinée : cri de cœur des jeunes diplômés

De  nos jours, il n’est pas exagéré de dire que les jeunes diplômés Guinéens sont complètement désespérés, à cause de l’extrême taux de chômage qui sévit dans le pays. Notre rédaction s’est intéressée à la situation de ces jeunes   dont la plupart passent toute leur journée dans les Cafés Bar, maquis et autres lieux de distraction, afin de lutter contre l’ ennui, le stress et les soucis quotidiens.

Ces jeunes expliquent ne pas comprendre que la Guinée, avec toutes ses ressources minières continue d’être en retard sur le plan économique. Pour eux, c’est une aberration de voir que le gouvernement guinéen est incapable de répondre aux attentes des populations en matière d’employabilité.

Rencontré dans un Café Bar à Maquépas, dans la Commune Urbaine de Kaloum, Ibrahima Kalil Keita, étudiant diplômé de l’Université Mahatma Gandhi, de la Faculté des sciences juridiques et politiques a déclaré : « Aujourd’hui, le phénomène majeur qui gangrène la jeunesse   Guinéenne, c’est le chômage. C’est unphénomène très néfaste aujourd’hui au sein de la société guinéenne. C’est pourquoi, nous lançons un appel pressant au Gouvernement, de ne ménager aucun effort dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations, surtout pour les jeunes diplômés comme nous qui n’ont pas encore un premier emploi. En allant plus loin, je lancerais un message particulier aux leaders politiques afin qu’ils essayent toujours de passer par le dialogue pour régler les différends. Parce que, la Guinée a besoin de sortir de cette ornière dans laquelle nous vivons. En effet, un pays en instabilité politique ne pourra jamais s’en sortir. Dans la mesure où s’il y a des troubles sociaux ou des manifestations à chaque fois, les investisseurs n’accepteront jamais d’atterrir sur ce territoire. Pour finir, je demanderais à la jeunesse de Guinée de se donner la main et prier Dieu pour que le Gouvernement mette en place des conditions fiables pour le développement de notre pays. Nous allons aussi demander au gouvernement de chercher à consulter   la jeunesse sur des questions de développement du pays en organisant des colloques, séminaires et forums qui permettront des échanges d’informations entre les jeunes intellectuels et les décideurs à tous les niveaux. C’est dans ce contexte que les dirigeants pourront vraiment déceler tous les problèmes que connaît cette jeunesse. Car, ces problèmes seront difficilement résolus si toutefois les membres du gouvernement continuent à créer un fossé entre l’Etat et sa jeunesse. Seul le gouvernement pourra employer ces milliers de diplômés sans-emplois aujourd’hui en Guinée. L’État doit également passer par la création des petites et moyennes entreprises permettant aux jeunes de quitter à jamais le chemin des maquis, des bars café et les ghettos.

Je dirais aux jeunes également de chercher à se former à tout moment. Surtout apprendre l’informatique, la science, la technologie et savoir parler l’anglais dans ce monde du XXI ème Siècle.

Déjà, je vois de très bonnes initiatives, la politique du Gouvernement pour réduire le taux de chômage en Guinée. A travers de nombreux investisseurs étrangers que le Président Alpha Condé reçoit chaque jour à bras ouverts avec une coopération gagnant- gagnant, l’espoir est encore permis. Seulement, nous constatons que la plupart des sociétés étrangères veulent venir en Guinée, mais malheureusement, à chaque fois qu’il y a des troubles et manifestations en Guinée, ces chefs d’entreprises s’abstiennent de se mobiliser vers notre pays. Donc, nous devons tous préserver la paix et la quiétude sociale pour garantir un développement harmonieux pour le peuple de guinée.

Soumah Mohamed Saidou, étudiant diplômé en droit des Affaires à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, a expliqué : « depuis 2010, j’ai fini l’université mais jusqu’à présent, je n’ai pas encore un premier emploi. Et, je demanderai à l’état Guinéen de mettre en place certaines initiatives pour aider la jeunesse de Guinée. La Jeunesse Guinéenne souffre énormément aujourd’hui. Il y a des cadres qui ont fait plus de trente-cinq (35) ans dans l’administration publique, mais ils ne veulent pas laisser les places à la nouvelle génération », a-t-il expliqué. Avant de souligner : Il ne faut pas toujours  à marginaliser cette jeunesse parce qu’elle regorge en son sein également, de  jeunes compétents et dynamiques. Il faut mettre quelqu’un à l’épreuve pour mieux le juger. Si le gouvernement Guinéen était conscient de l’avenir de nous les jeunes, on pouvait chercher à envoyer la plupart des jeunes diplômés sans emploi à l’étranger pour bénéficier de formations de qualité dans le domaine de la science, la technique et la technologie. Il y a beaucoup de jeunes guinéens qui sont courageux et capables de suivre des formations qui pourront faire avancer le pays sur le plan de la technologie moderne.  Mais malheureusement, en Guinée, ce n’est pas la compétence qui compte mais on emploie des gens par affinité et par népotisme. Nous interpellons le Président Alpha Condé en tant que premier magistrat de fournir tous ses efforts pour trouver de l’emploi décent et adéquat aux jeunes diplômés Guinéens », a conclu l’orateur.

Sylla Ibrahima Kalil pour guineeactuelle.com       

 

 

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