Exploitation minière : gac annonce sa première exportation commerciale 

La Société minière Guinea Alumina Corporation(GAC) a annoncé, lundi 05 août 2019, le début de sa production commerciale, dont la concession minière est située à Tanéné, dans la région de Boké.

Selon nos informations, cette activité constitue l’un des plus importants investissements des 40 dernières années en Guinée et aurait coûté environ 1,4 milliard de dollars.

« Notre première exportation de bauxite marque le début de décennies de production, et nous pouvons maintenant nous fixer comme objectif de devenir un producteur de bauxite fiable et de classe mondiale, offrant de la valeur pour notre actionnaire et pour le pays », a souligné Aïssata Béavogui, directrice générale de GAC.

Plus de 41 000 formations à la sécurité ont été données sur place pendant la construction du projet dont la concession minière a été adoptée en 2005, apprend-t-on.

Au plus fort des travaux, 4.650 personnes étaient à l’œuvre, dont 85 % de Guinéens et 67 % de la région de Boké.

Environ un millier d’emplois permanents ont été créés pour l’exploitation du projet GAC qui devrait générer des retombées économiques directes, indirectes et induites d’environ 700 millions de dollars par année dans le pays lorsque la cadence de production sera au maximum, ce qui entraînera une augmentation de 5,5% de l’économie nationale.

« Lorsque ses installations auront atteint leur vitesse de croisière, GAC devrait produire environ 12 millions de tonnes de bauxite par an et son plan minier actuel prévoit une exploitation jusqu’en 2040. Les installations de GAC comprennent une mine, une infrastructure ferroviaire (dont certains éléments sont partagés avec d’autres exploitants) et des installations portuaires » a révélé Abdulla Kalban président du Conseil d’administration de GAC.  

Plus de la moitié des fonds ayant servi au développement de GAC proviennent du plus important financement de nouveau projet minier jamais réalisé en Guinée. Il s’agit d’un prêt de 750 millions de dollars accordé par des institutions de financement du développement, des agences de crédit à l’exportation et des banques commerciales internationales.

Hafia Diallo

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