Assemblée générale de l’ufr : élections législatives, « ceux qui pensent qu’on peut encore repousser la date se trompent lourdement », dixit saikou yaya barry

E n marge de la traditionnelle assemblée générale de l’UFR ce samedi 08 septembre, le secrétaire national des jeunes de cette formation politique présidant la rencontre s’est prononcé sur les échéances électorales à venir notamment les législatives de 2019 et la présidentielle de 2020.
Dans son discours pour la circonstance, l’honorable Saikou Yaya Barry, n’a pas manqué de rappeler le rôle qu’il revient à la Cour Constitutionnelle de jouer pour la tenue effective de ces élections prochaines.

Pour ceux qui pensent déjà à un éventuel report des dates fixées pour l’organisation de ces consultations électorales, le député de l’UFR estime que ces personnes sont hors sujet : « notre Constitution est bien claire, je veux parler de la Constitution guinéenne. En janvier 2019, ça ne rate pas. En janvier, c’est même une obligation pour l’État guinéen d’organiser les élections législatives. J’entends beaucoup dire que, ah, on peut rejeter ça, on peut amener ça à une autre date. Je vais vous dire quelque chose, quand on a organisé les élections en 2013, ça devrait être organisé depuis 2011, mais pourquoi cela n’a pas été fait ? C’est parce qu’il y avait une institution à l’époque qui n’était pas en place, c’est la Cour Constitutionnelle. Cette Cour Constitutionnelle, son rôle, c’est de veiller à la constitutionnalité de nos institutions. Passé janvier, elle est capable de dire que nos députés ne sont plus valables et la communauté internationale écoutera et elle doit le dire, il faudrait qu’on organise ces élections. Elle (la Cour Constitutionnelle ndlr) n’existait pas avant, mais elle existe aujourd’hui. Donc ceux qui pensent qu’on peut rejeter les élections législatives ou repousser les élections présidentielles se trompent lourdement. Ou qu’on peut ajouter une année, ou trois mois ou six mois sur le délai des élections législatives ou présidentielles se trompent lourdement. La Constitution est claire là-dessus. Les députés sont élus pour cinq ans. Le 13 janvier prochain, les députés auront fait cinq ans. En juillet 2020, le président de la République doit être élu. Passé, ce délai, et le président et les députés sont anticonstitutionnels », a rappelé le secrétaire national des jeunes du parti de Sidya Touré.

Tomou TRAORE

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