Abandon de la production artisanale en guinée: les artistes se plaignent.

La sculpture, un art qui cherche à peine à s’épanouir : « L’Etat investit moins dans l’artisanat notamment la sculpture », déplore le sculpteur Ibrahima Traoré

La sculpture, l’art de tailler essentiellement du bois pour en faire des objets d’art, est à la fois pratiquée par des professionnels et des amateurs. www.guineeactuelle.com s’est rendu dans l’atelier d’Ibrahima Traoré, un sculpteur-né à Nongo dans la commune de Ratoma.

Ibrahim Traoré confectionne différents objets d’arts comme des chevaux, des robots, des pots de fleurs. Il fait aussi des représentations de personnalités du monde entier. Ses objets sont souvent faits de plâtres ou de marbre, de fer ou de matériaux de recyclage. Selon Ibrahim, communément appelé ‘’Condé To’’, certains objets fabriqués traduisent un message ou une expression spécifique,  d’autres par contre servent seulement de décor tel que les pots de fleurs.

Après la fabrication, Ibrahim prend le soin d’exposer ses œuvres à la vue des passants pour émerveiller ces derniers:

 « Parfois, il arrive que des enfants en compagnie de leurs parents soient attirés par les chevaux par exemple et ils demandent aux siens de leur permettre de monter dessus. A la fin, ces derniers se voient dans l’obligation de payer cet objet pour le plaisir de leurs enfants », nous explique le sculpteur.

L’emplacement de l’atelier cause un problème, se plaint ‘’Condé to’’. Trop proche de la chaussée, ses objets sont souvent renversés ou détruits par des engins roulants.

La difficulté pour lui, c’est le non accompagnement de l’Etat:

« L’Etat investit moins dans artisanat, notamment la sculpture, et aussi les citoyens manquent du sens de l’esthétique et n’accordent pas d’attention a cet art, considéré pourtant comme une identité culturelle de notre pays » déplore ‘’Condé to’’   .

Comme solution, ce jeune artiste et professeur d’art plastique, demande aux autorités de s’investir dans la promotion de cet art pour qu’enfin la Guinée, à l’image des autres pays de la sous-région  se serve de cet art pour avoir des lieux d’attraction.

Kadiatou Kouboura Baldé

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