U ne délégation d’investisseurs britanniques séjourne actuellement à Conakry dans le cadre du renforcement de la coopération économique entre la Guinée et le Royaume-Uni, a-t-onappris.
Conduite par l’ambassadeur britannique en Guinée, Daniel James Owen Shepherd, et composée notamment de représentants de UK Export Finance (UKEF), cette mission vise à explorer les opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques.
Reçus par le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, les membres de la délégation ont pris part, lundi 23 mars, au lancement des travaux d’échanges et de partenariat.
A cette occasion, le ministre Ismaël Nabé a souligné la dynamique croissante de cette coopération bilatérale, indiquant qu’il s’agit de la « 4ème mission des entreprises britanniques » en Guinée, précisant que« cette fois-ci, c’est la plus grande mission, qui est focalisée sur le secteur extractif mais aussi sur d’autres secteurs ».
Le responsable gouvernemental a également replacé cette visite dans le contexte institutionnel récent, marqué par l’adoption du cadre légal encadrant le programme Simandou 2040.
« C’est la mission après la validation par le CNT et la promulgation […] de la loi Plan Simandou 2040 et de la loi programme 2040. Donc, c’est une opportunité de parler de la Guinée », a-t-il déclaré.
Au cours des échanges, les autorités guinéennes ont mis en avant les perspectives d’investissement offertes par le pays. Ismaël Nabé a notamment évoqué la signature, il y a environ cinq mois, d’un accord-cadre d’un montant estimé à 1,8 milliard de livres sterling avec UK Export Finance.
Cet accord, indique-t-il, vise à soutenir la participation des entreprises britanniques à des projets structurants en Guinée.
« L’un des projets qui a vraiment avancé, c’est la cité administrative de Koloma », a-t-il précisé.
Outre ce projet, plusieurs initiatives dans les domaines des infrastructures de base ont été évoquées, notamment « des projets d’adduction d’eau potable, de lignes de transmission et d’autoroutes », que le ministre estime en progression notable ces derniers mois.
Il a également mis en avant les efforts du gouvernement en matière de crédibilité financière, citant « les résultats remarquables (…) grâce à la notation souveraine » ainsi que la perspective de mise en place d’un fonds souverain.
Dans cette optique, le programme Simandou 2040 apparaît comme un élément important pour attirer des partenaires internationaux.
« Le programme Simandou 2040 aujourd’hui rencontre des entreprises et les financiers britanniques pour venir vraiment jouer un rôle capital dans notre pays », a affirmé le ministre.
Pour sa part, le représentant de l’UKEF, Steven Gray Obe, a insisté sur la continuité du partenariat entre les deux parties.
« Nous avons déjà travaillé avec la Guinée […] sur la base de la crédibilité […] et nous avons travaillé à bâtir la confiance. Et maintenant, nous voulons faire plus pour nous aligner sur le projet Simandou 2040 », a-t-il déclaré.
Cette mission s’inscrit ainsi dans une volonté commune de consolider les relations économiques bilatérales et d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants en Guinée.
Alpha Binta Diallo


