G uinée- Ce samedi 17 janvier 2026 restera gravé dans les annales de l’histoire guinéenne. Dans une ferveur patriotique sans précédent, Mamadi Doumbouya a été officiellement investi Président de la République.
Cette cérémonie grandiose marque l’aboutissement d’une transition exemplaire et le baptême de la 5ème République, placée sous le signe de la prospérité et de l’unité nationale.
Un Stade de Nongo aux couleurs de l’unité
Dès l’aube, le Stade Général Lansana Conté de Nongo est devenu le cœur battant de la nation. Les 60 000 places se sont avérées exiguës face à l’immense marée humaine venue témoigner sa gratitude à l’homme du 5 septembre.
Les gradins offraient un spectacle saisissant : une mosaïque de t-shirts verts, rouges et jaunes, et des milliers de citoyens arborant fièrement le slogan « Simandou 2040 », symbole de l’ambition économique portée par le nouveau régime.
L’organisation millimétrée a permis de canaliser cette mobilisation historique. Des délégations venues des quatre régions naturelles ont communié ensemble, prouvant que le projet de refondation a su transcender les clivages pour bâtir un nouveau contrat social.
Un parterre de rois pour un leader d’exception
La légitimité du nouveau chef de l’État a trouvé un écho retentissant sur la scène internationale. La tribune officielle, transformée en sommet diplomatique de haut vol, accueillait une pléiade de dirigeants africains.
La présence remarquée de Paul Kagame (Rwanda), Bassirou Diomaye Faye (Sénégal), Assimi Goïta (Mali), et Brice Oligui Nguema (Gabon) souligne le leadership de Mamadi Doumbouya au sein de l’Afrique qui bouge.
Cette forte présence des chefs d’État, ainsi que les représentants de puissances mondiales comme la Chine et les États-Unis, consacre le retour définitif de la Guinée dans le concert des nations respectées.
La solennité d’un serment pour l’histoire
Le moment le plus intense fut sans conteste l’audience solennelle de la Cour Suprême délocalisée. Vêtu d’un boubou blanc immaculé, symbole de pureté et de paix, le Président Mamadi Doumbouya a gravi les marches du podium avec une prestance de bâtisseur.
Main droite levée, il a prononcé les mots sacrés qui le lient désormais au destin de 15 millions de Guinéens pour les sept prochaines années. Ce serment n’est pas qu’une formalité juridique, c’est un pacte d’honneur pour la consolidation des acquis de la transition et la poursuite des grands chantiers infrastructurels.
Le passage en revue des troupes, à bord de son véhicule de commandement sous les ovations frénétiques, a scellé cette communion entre le chef suprême des armées et son peuple.
Une liesse populaire portée par la culture
L’investiture s’est également muée en un festival culturel vibrant. Les prestations artistiques ont rythmé la journée, avec en tête d’affiche des icônes comme Takana Zion, dont les hymnes à la patrie ont fait vibrer le stade. Des troupes folkloriques aux artistes urbains, chaque performance a célébré l’identité guinéenne retrouvée.
Le cap vers l’émergence : La 5ème République
En tournant la page de la transition avec 86,72 % des voix, le Président Doumbouya inaugure une ère de stabilité institutionnelle. Contrairement aux républiques précédentes, la 5ème République se veut celle de la transformation structurelle.
Avec le programme « Simandou 2040 » comme boussole, la Guinée ne se contente plus de rêver de son avenir, elle le construit.
Le discours d’investiture, empreint de fermeté et d’espoir, a tracé la voie : celle d’une administration moderne, d’une justice impartiale et d’une économie au service de chaque Guinéen.
Ce 17 janvier, la Guinée n’a pas seulement installé un homme au pouvoir, elle a plébiscité une vision.
Alpha Binta Diallo


