F ace aux critiques liées à la persistance de la crise de liquidités, le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, Karamo Kaba, a défendu l’action de son institution en mettant en avant l’ampleur des fonds injectés dans le système bancaire.
D’après lui, les interventions de la banque centrale ont connu une montée en puissance progressive.
Alors que 67 milliards de francs guinéens avaient été mobilisés au premier trimestre 2025, les montants ont fortement augmenté au fil des mois, dépassant les 1 000 milliards sur l’année, puis près de 1 500 milliards au dernier trimestre.
Entre la fin de 2025 et le début de 2026, les injections cumulées sont estimées entre 2 500 et 3 000 milliards de francs guinéens.
Malgré ces efforts, les difficultés d’accès aux espèces persistent dans plusieurs segments du marché.
Le gouverneur évoque un blocage dans le circuit monétaire, lié notamment à la faible réintégration des liquidités dans les banques.
Une situation qui, selon lui, limite l’efficacité des mesures mises en œuvre.
Dans ce contexte, la BCRG renvoie la responsabilité à l’ensemble des acteurs économiques, appelant à une utilisation accrue des circuits bancaires formels.
L’institution insiste sur la nécessité de renforcer la confiance et d’encourager le dépôt des fonds dans les établissements financiers.
La banque centrale indique par ailleurs qu’elle entend poursuivre ses interventions afin de soutenir la liquidité, tout en misant sur une meilleure circulation des espèces pour atténuer durablement les tensions observées.
Bangaly Condé


