L e Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, requiert officiellement la force publique. Il lance une vaste opération de sécurisation dans la capitale guinéenne.
Dans une réquisition datée du 22 octobre 2026, le haut magistrat saisit directement les autorités policières et militaires. Il ordonne au Commandant de la Gendarmerie spéciale et au Directeur régional de la Police de Conakry d’agir sans délai. Les forces de l’ordre doivent recenser et démanteler les bases logistiques du crime.
Cibler les chantiers abandonnés et le trafic de drogue
Cette mesure s’appuie sur l’article 41 du Code de procédure pénale. Son objectif vise à frapper directement les réseaux délictueux. Le Parquet général demande d’identifier en priorité les abris criminogènes et les zones à risques.
Les agents cibleront les bâtiments, terrains et chantiers abandonnés. Ces lieux servent souvent de refuge aux délinquants ou de points de recel. Les forces de sécurité traqueront aussi les points de vente et de consommation de stupéfiants.
Le Procureur général sollicite le concours des autorités locales. Les conseils communaux participeront à la localisation précise de ces repaires.
Arrêt des infractions et interpellations
La réquisition impose de faire cesser immédiatement toutes les infractions constatées. Les équipes sur le terrain démantèleront les installations illicites.
Les forces de l’ordre interpelleront les auteurs, coauteurs et complices. Elles déféreront ensuite les suspects devant les procureurs de la République compétents.
Enfin, le Parquet général encadre strictement le recours à la contrainte. L’emploi de la force restera limité au strict nécessaire et demeura proportionné. Les responsables de la police et de la gendarmerie rendront compte des diligences accomplies.
La Rédaction


