Présence du covid-19 en afrique : dangereuse inconscience (opinion)

L ’épidémie de coronavirus n’est plus une menace pour l’Afrique : c’est une réalité vu que plusieurs pays du continent ont confirmé des cas. On compte au total plus de 193 000 cas détectés dans le monde et plus de 7170 morts. Le civisme doit donc prévaloir.

Conscientes de la fragilité de système sanitaire, les autorités africaines déploient une énergie importante pour empêcher au maximum les contaminations locales, alors que l’on passe doucement des cas “importés” d’Europe à des contaminations d’autochtones n’ayant pas voyagé.

Malheureusement, on ne semble pas prendre la pleine mesure de la gravité de la situation. La superstition semble avoir pris le dessus par moment pour certains qui parlent encore d’invention ou de punition divine.

Le problème reste bien culturel même si la réalité ne ment pas : Manu Dibango et plusieurs grands noms du monde ont succombé face au Covid 19.

Autant dans les structures publiques que privées où on ne sent aucun changement de comportement. Du moins de janvier à février. A plusieurs espaces de la cité, on ne perçoit pas effectivement le dispositif approprié : pas de prise de température, pas de gel ou de savon. Une situation inquiétante pour un pays cerné de toutes parts.

Tant bien que mal on a fini par fermer l’aéroport hier ainsi que les écoles et universités. Même l’arène culturelle et sportive est verrouillée mais la restriction de l’heure concerne une interdiction de regroupement au-delà de 100 personnes.

Pour l’heure, aucune période de cantonnement des populations. N’oublions pas la continuité des marchés et les cérémonies de baptême /mariage qui drainent un monde fou.

Contexte qui motiva le PM Kassory Fofana à convoquer une réunion d’urgence regroupant tous les acteurs concernés par la lutte. Le Gouvernement met la main à la poche et débloque 6 milliards GNF en faveur de L’ANSS mais aucune mesure de confinement n’a été prononcée. On attend donc les décisions que prendra le Chef de l’Etat qui ne laissera rien passer après avoir vécu un calvaire avec le virus EBOLA.

Aux grands maux les grands moyens !

Idrissa Keita

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