Virus du ‘’coronavirus’’: la chine en quarantaine

A cause de ce qui semble devenir une épidémie, Pékin a fini par annuler les festivités du nouvel an. Le pays est sous alerte alors que d’autres nations commencent à être touchées.

L’année 2020 commence chez le géant mondial avec un vécu similaire à celui de la Guinée en 2014 : la Coronavirus. Nommé 2019-nCoV par la communauté scientifique, il s’agirait d’une pneumonie provoquée par des animaux sauvages, certains poissons et fruits de mers. Ce serait d’ailleurs en début décembre qu’est apparu le Coronavirus sur un marché de Wuhan qui est désormais fermé.

Si au moment de la rédaction de cet article, le coronavirus affichait plus de 30 morts, le nombre de cas de contamination confirmé a atteint désormais 830. Au terme d’une réunion extraordinaire de deux jours à son siège sur la question, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a reconnu’’ l’urgence’’ en Chine.

Si les autorités chinoises ont décidé de mettre en quarantaine la ville de Wuhan, comprenant 11 millions d’habitants, la capitale chinoise subit de plein fouet ce début d’année mouvementé : Pékin a fermé ses portes au monde entier alors que devait se tenir le nouvel an chinois.

Bien que  l’OMS juge qu’il soit ‘’trop tôt’’ pour parler ‘’d’urgence de santé publique de portée internationale’’, le mal est déjà fait. Nos sources confirment que ce sont 33 millions de Chinois qui sont confinés à cause du Coronavirus. Le Japon vient de confirmer un cas alors que les USA en ont 2 d’abord. Des pays voisins à la Chine ainsi que les zones autonomes du rival des USA affichent des cas. Les services spécialisés ont commencé les travaux pour un antidote : les premiers résultats seront disponibles d’ici l’été 2020.

Ce sobre début d’année rappelle celui que la Guinée a vécu en 2014 avec le virus Ebola. S’il reste un lointain souvenir, il a mis à plat l’économie nationale et exposé l’inexistence d’un réel système sanitaire. Le pays aura eu une forte expérience depuis et revu le secteur de la santé même s’il reste encore beaucoup à faire.

La mobilisation au plan mondial ne saurait tarder face à la propagation enregistrée par le Coronavirus en moins de 2 mois.

Idrissa Keita

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