Protocole d’accord/gouvernement et slecg : aboubacar soumah sur les points non résolus

Le protocole d’accord entre le gouvernement guinéen et le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), signé en janvier dernier, fait actuellement polémique entre les signataires. Ce mardi 5 mars 2019, c’est le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah qui a fait une sortie pour dénoncer le non-respect de certains points de cet accord.

Selon Aboubacar Soumah, depuis la signature de l’accord le 10 janvier 2019, rien n’a encore bougé comme prévu.

« Les questions techniques sur l’assainissement du fichier des enseignants, nous avons eu tellement de temps, on ne travaille pas du jour en jour, on travaillait deux à trois séances par semaine. Tout cela a pris du temps, alors qu’à l’intérieur du pays, les enseignants s’impatientaient, on nous appelait, quand est-ce on allait débuter parce que nous, on avait un timing qui était déjà planifié et nous nous attendions au payement à la fin du mois de mars. Donc, depuis cette date jusqu’au 26 février aucune disposition n’était prise. Le budget était-là, déposé au niveau de la primature, on nous a fait comprendre que le premier ministre n’est pas là. Il est revenu, il a fait quelques jours et il n’a pas réagi. Aucun autre point n’a été satisfait » a-t-il dénoncé.

Parlant des autres points non respectés par la partie gouvernementale, le syndicaliste cite la question liée au paiement des 40% des retraités, qui, selon lui, souffrent déjà dans des chefs-lieux des régions administratives.

« Ils ont été convoqués par le ministre de l’éducation nationale depuis une semaine, pour qu’ils rende dans les chefs-lieux des régions administratives. Ceux-ci sont-là, depuis une semaine » explique-t-il, ajoutant que la situation des enseignants mutés ou démis de leur fonction pour fait de grève reste non encore réglée.

« Au niveau de l’enseignement, le ministre ne veut pas du tout entendre l’application de ce point, on dirait que lui, il n’est pas ministre de cette République de Guinée. Au niveau de MENA aussi, à Kankan, le DPE qui a affecté nos responsables syndicaux qui sont dans le bureau préfectoral du SLECG, ceux-ci aussi sont mutés dans les confins de Kankan, on lui a demandé de les rétablir à leurs postes initiaux, mais le DPE dit que non, jusqu’à présent ces intéressés sont à Kankan, il ne veut pas faire face à cela. Nos secrétaires généraux nous ont demandé de revenir si vraiment, le gouvernement ne veut pas respecter ses engagements » a souligné le secrétaire général du SLECG.

Barry Ibrahima

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